‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 42 sur 144 · DEA · texte numérisé non relu

DEA

(v. 22-24), — Les v. 24 et 25 lerminent ce développement en en résumant les deux côtés : le crucifiement de la chair par l'association du croyant au crucifiement de Christ, et le renouvellement de la vie par l’action sanctifiante de son Esprit.

9. V. 26-VI, 10. — Après avoir montré que la sainteté de la vie est bien assurée sans la loi et par l’action de l'Esprit sous laquelle la justification place le fidéle, lapôtre ajoute une série d’exhortalions en rapport plus particulier avec l’état des églises de Galatie. Il met ses lecteurs en garde contre les vaines satisfactions de l’amour-propre, contre la tentation de primer, et contre les inspirations de la jalousie ; il exhorte les plus avancés à reprendre avec douceur ceux qui tombent en faute, en se rappelant qu’ils sont eux-mêmes sujets à faillir; 1l leur montre dans le support plei de sympathie une obligation résultant de exemple de Christ; il leur recommande de ne pas se livrer à une appréciation fausse de leur propre valeur, mails d’avoir toujours l’œil ouvert sur les mobiles secrets de leurs œuvres; car chacun sera jugé non par comparaison avec les autres, mais par comparaison avec lui-même (v. 25-VE, 5). — Puis 1l termine cette série d’avertissements, qui sont en rapport évident avec tout ce qui venait de se passer chez eux, par une recommandation plus spéciale : le devoir de tous les membres de l’Église de faire part de leurs biens temporels à ceux qui vouent leur soin et leur temps à l’enseignement de la Parole au milieu d’eux. Car Dieu est d’une rigoureuse justice ; le crovant qui n’emploie ses biens que pour sa satisfaction propre, récoltera de cette semaille charnelle la corruption. Gelui qui désire moissonner un jour les biens de l'Esprit, doit semer ici-bas spirituellement. Aussi longtemps donc que nous sommes en état d'exercer la bienfaisance, hâtons-

NAME Te ET RENE Le 6)

nous de le faire envers tous, mais particulièrement envers les fidèles.

[ci se termine le corps de l’épitre. L’apôtre finit ordinairement ses lettres, avons-nous dit, par des personalia, renfermant des détails sur sa situation, des commissions et des salutations soit de lui-même, soit de ses collaborateurs. [ci rien de semblable. Le caractère si grave de cette lettre ne lui a pas permis, parait-il, d'agir de la sorte. La conclusion reste dans les limites du sujet traité.

Paul commence par rendre ses lecteurs attentifs à un caractère très exceptionnel, quoique extérieur, de sa lettre : il l’a écrile tout entière de sa propre main. C’est, avec le petit billet adressé à Philémon, le seul de ses écrits qui soit dans ce cas; tous les autres ont été dictés et ne portaient aux lecteurs, de la main de Paul, que sa signature et sa bénédiction finale. Cette différence doit être pour les Galates un fait sigmficatif, qui ne pourra manquer de parler à leur cœur. On a entendu, il est vrai, tout différemment les expressions du v. 11. Un grand nombre les applique non à toute la lettre, mais seulement à cette conclusion commençant avec le v. 11. Puis on a traduit : « Voyez avec quelles grandes lettres, c’est-à-dire en quels gros caractères Je vous ai écrit »; comme si Paul voulait faire remarquer par là soit la peine résultant pour lui de son peu d'habitude d'écrire en grec, soit une conséquence pénible de sa prétendue maladie d’yveux. Pour moi, il m'est impossible de ne pas trouver dans ces suppositions des puérilités indignes de l’apôtre. D’autres ont supposé qu'il voulait rendre les Galates attentifs, par la grandeur des caractères avec lesquels il écrivait ces derniers mots, à

l’importance particulière qu’il y attachait, de même que nous soulignons les termes que nous voulons spécialement faire remarquer. Mais dans ce cas nous nous contentons de souligner, et nous n’ajoutons pas expressément : «Remarquez bien comment je souligne ! » Il me parait que l'expression « quelles grandes lettres, » malgré le pluriel, ne peut désigner que notre épitre elle-même, lépitre tout entière. C’est ainsi que le mot pluriel yséuuarz est employé, soit dans le Nouveau Testament (Luc XV[, 6, vraie lecon; Act. XXVIII, 21, etc.), soit dans les classiques (Thucydide, Xénophon), soit chez les Pères (fgnace, Polvcarpe), pour désigner tout un écrit. Le datif détermine le mode du yo#uux, au point de vue de sa longueur ; car il y avait eu là pour Paul un véritable travail. — On s’est demandé néanmoins si ce verset se rapporte à toute la lettre précédente ou à ce qui suit uniquement. Il me semble que l’impér. idere, voyez, ne peut s'appliquer naturellement à ce qui suit. Il constituerait une étrange anticipation. On a beau dire que le passé Éyoxbx peut, dans le style épistolaire grec, se rapporter à ce qui va suivre, vu que l’auteur se transporte ant moment où sa lettre sera lue ; quand

l’auteur invite, comme ici, ses lecteurs à contempler de

leurs veux ce qu'il a écrit, il n’est pas naturel d'appliquer ces mots à ce qu'il va écrire encore. | Avant de terminer, l’apôtre sent le besoin de fure ressortir encore une fois la pureté du mobile qui le fait agir dans tout son ministère, en opposition aux motifs intéressés qui dictent la conduite de ses adversaires. Pour eux, en cherchant à amener les Galates à se faire circoncire, ils ne pensent qu’à éviter les persécutions que leur attirerait sans cela la prédication de la croix, et 1ls esperent se faire bien venir auprès de certaines personnes influentes. La preuve, c’est que leurs adeptes, qui consentent

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