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d'aprés le v. 10, précéder l’arrivée de Timothée dans celte ville, et par conséquent le départ des trois députés pour Corinthe, puisqu'ils l’attendaient à Éphése.
4. V. 13-18. Suivent deux recommandations, l’une générale, l’autre spéciale. La première est conçue en termes énergiques et pour ainsi dire militaires : veiller au poste, ne pas lâcher pied, s’armer d’un courage viril, déployer de la force; mais tout cela dans l'esprit de charité qui doit pénétrer chaque acte. Il est aisé de rattacher à ces différents termes les nombreux défauts reprochés aux lecteurs dans le cours de la lettre. La recommandation spé-
ciale se rapporte à la déférence respectueuse que doivent
les membres de l’Église à tous ceux d’entre eux qui s’occupent avec dévouement des intérêts du corps de Christ. On nie aujourd’hui l’existence de certaines charges ecclésiastiques à Corinthe. Mais nous avons vu, à l’occasion de XII, 29-30, combien cette manière de voir est peu fondée. Les derniers mots du v. 16 (xai mavrt +&...) font allusion à ceux qui sont chargés de pareils offices. Quant à la première partie de cette recommandation, elle
s'applique évidemment aux trois députés qui se sont mis
au service de l’église pour faire ce long voyage et qui ont par là contribué à réjouir directement le cœur de Paul et indirectement celui de l’église elle-même à laquelle ils reporteront les encouragements de l’apôtre. Wezzsæcker a supposé que Fortunat et Achaïque étaient deux esclaves de Stéphanas; ce qui n’a rien d'invraisemblable. Les lignes dans lesquelles Paul traite ce sujel sont empreintes d’une exquise délicatesse, elles trahissent la préoccupation que lui causait l’esprit d’insubordination et de légéreté qu’il remarquait avec douleur chez ses lecteurs. On dirait que Paul prévoyait les troubles ecclésiastiques qui se produiraient plus tard dans cette église et à l’occasion
348 1re ÉPITRE AUX CORINTHIENS.
desquels l’église de Rome lui adressa, trente ans aprés, par la plume de Clément, l’un de ses évêques, une lettre de remontrances. Chose singulière, cette lettre eut pour porteur un chrétien nommé Fortunatus.