Ch. X : L'autorité que s’attribue Paul
On est surpris de voir ce morceau commencer par celte expression dont rien ne justifie lenphase : « Moi-même, moi, Paul. » Ceux qui pensent que ces quatre derniers
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390 Que ÉPITRE AUX CORINTHIENS.
chapitres appartiennent proprement à une autre lettre, expliquent cette forme si accentuée en supposant que Paul oppose sa personne à celle de quelque autre auteur qui avait écrit ce qui précédail dans la lettre perdue. L’un pense à des amis de Paul à Éphèse, un autre à des Macédoniens, qui avaient pris en main la cause de Paul et avaient plaidée auprès des Corinthiens. Pfleiderer suppose que c'était Timothée qui, ayant partagé l’outrage fait à l’apôtre, en avait aussi réclamé la réparation. Mais tout cela est on ne peut plus invraisemblable et ne justifierail point suffisamment l’accentuation si énergique de ces premiers mots. D’après Ruckert et Ewald, Paul veut simplement dire que, dès maintenant, il cesse de dicter et prend lui-même la plume; mais il eût exprimé cette idée plus clairement; comp. Gal. VE, 11. Si l’on pense à toute la gravité de ce que Paul avait maintenant à dire, en annonçant son prochain séjour à Corinthe et la tâche décisive qu'il aurait alors à remplir et dont l’église devait être avertie d'avance, si l’on se rappelle de plus que cette lâche reposait tout entière sur l'autorité de sa seule personne, on ne sera pas étonné de l’accent avec lequel 1l relève en tête de cette partie l’idée de sa propre personnalité. C’est bien là en vérité le thème de ce morceau. Ges mots signifient : € Quoi que vous puissiez penser de ce qui va suivre, c’est moi Paul qui vous le dis, et qui saurai donner efficace à ma parole. » C’est Paul qui va prendre en mains la cause de Paul.
V. 1-6. Je vous prie, ne me contraignez pas à déployer chez vous ma force; je préférerais n'avoir à imiter du Christ que sa douceur; mais s’il le faut, je vous montrerai qu’il y a dans mes mains des armes spirituelles devant lesquelles tombent tous les remparts de Porgueil humain.