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bilité en quelque sorte féminine et son indomptable éneroie, sa douceur disposée à tout accepler et à tout supporter quant à lui-même, et sa sévérité capable de tout braver et de tout dompter pour la vérité qui est en Christ.
Quel a été l'effet produit par celte lettre, absolument unique en son genre, vrai gant Jelé à la face de l’église? Les faits répondent : peu de temps après, Paul se rendit lui-même à Corinthe et, d’après Act. XX, 3, y passa tout l’hiver suivant. De plus ce fut à ce moment qu’il composa l’épitre aux Romains, œuvre qui suppose chez son auteur un profond repos d'esprit et où il à célébré, d’après ses récentes expériences, le triomphe définitif de l'Evangile sur le judaisme. Enfin la collecte à laquelle il s'était si vivement intéressé, devail avoir pleinement réussi : Car, conformément à ce qu’il avait promis en cas de succès (4 Cor. XV, 4), il était entouré à Corinthe des membres de la députation des églises qui devait porter cette offrande à Jérusalem, et lui-même allait se mettre à la tête de la délégation (Act. XX, 4).
Par ces faits nous constatons qu'il avait pleinement recouvré le domaine qu'il avait été sur le point de se voir enlevé et que les perturbateurs avaient quitté la place, soit spontanément, soit congédiés par l’église elle-même. Reuss croit pouvoir conclure des dissensions qui occasionnérent la premiére lettre de Clément Romain que l'effet bienfaisant produit par notre épitre ne fut que passager. Mais après un intervalle de près d’un demi-siècle Pétat des choses avait changé. La personne de lapôtre et lautorité de son enseignement n’élaient plus en jeu. Et, comme nous le voyons par la lettre de l'évêque Soter au Ile siècle, on relisait alors avec dévotion les lettres de l’apôtre dans les assemblées de l’église.
D’Act. XX, 1-3, nous devons conclure que le séjour de Paul en Macédoine, après qu’il eut quitté définitivement
1 Voir les ouvrages généraux énumérés pp. 75 et 152-154, Nous ajoutons ici les commentaires et les travaux les plus marquants sur l’épitre aux Romains en particulier.
Commentaires spéciaux.
Moyen âge : Hugues de Saint-Victor, Annotationes elucidatoriæ (éd. 1641). — Abélard, éd. 1646. |
Catholiques : Sadolet, Comment. libri tres, vers 1530 ; deuxième éd. 4536. — Klee, 1830. — Reithmayer, 1845. — Ad. Maier, 1847. — Maunoury, 1878.
Protestants : Bugenhagen, Znterpretatio, 1523. — OEcolampade, A dnot., 1526. — Zwingle, Annot., 1528. — Krell, Anmerk., 1538. — Bucer, Enarrat., 1539. — Bernardino Ochino, Expositione, 1545 (traduit en vers latins par Castalion, 1546). — Musculus, 1555, — Pierre Martyr, 1558, 3e éd. 1570. — Amyraut, Paraphr., 1644. — Louis de Dieu, Animad®., 1646. — Episcopius, Paraphr., 1650. — Semler, Dissert. sur C. XV et XVI, 1767; Paraphr., 1769. — Cramer, Rômerbr., übersetzt u. ausgelegt. 1784. — Morus, Prælect., 1794. —- Bœhme, 1806. — Haldane, 14819. — Klatt, 14825. — Tholuck, Ausleg., 1824 ; 5e éd. 1856. — Benecke, 1831... — Rückert, 1831 ; 2e éd. 4839. — Reiche, Versuch, 1833-34.— Moulinié, Exposit., 1833. — Glæckler, 1834. — Kœællner, 1834. — Hodge, 1836; trad. fr. 4840. — C. F. À. Friizsche, 1836-1843. — Oltramare, dre partie, 1843; 2e édition complète, 1881. -— Baumgarten-Crusius, 1844. — Krebl, 4845. — Philippi, 4848; 3e éd. 1866. — Morison, sur Ch. IX, 4849 ; éd. toute nouvelle 1888. Sur ch. INT, 1866.— Spener, Ausl., publ. par Schott, 2e éd. 1852. — Hofmann, 1868.— Van Hengel, . Interpr., 1854-1859. — Umbreit, Rümerbr. auf Grund des A. T. ausgelegt, 4856. — Mehring, 4859. — Orthloph, 1865. — Walther, Paraphr., 1871. — Volkmar, Der ælteste Text, etc., 1875. — Stuart,