VI-VII, 6. La mort au péché
u) La foi à la mort de Christ pour nos péchés, professée comme elle l'est dans le baptême, implique une rupture
se
radicale de la volonté avec le péché, mort suivie d’une union vivante avec le Christ ressuscité et d’une vie en Dieu semblable à la sienne, de sorte que d’instrument de péché, le corps du croyant se trouve transformé en un instrument de justice (VI, 1-14).
b) Cette conséquence de la grâce s’impose avec la puissance d’une nécessité morale comparable à celle avec laquelle la vieille nature imposait à l’homme l'esclavage du péché. Vouloir s’y soustraire serait se replonger dans la mort, salaire du péché, tandis que le don de Dieu, c’est la vie (v. 15-25). |
c) Nous avons donc le droit de rompre sans crainte avec le régime légal et de chercher dans l’union avec Christ la source d’une nouvelle vie, aussi vrai que, d’après la loi elle-même, une femme séparée de son premier mari par la mort peut en épouser un second; et même nous le devons : car notre union avec la loi ne produisait que des fruits impurs, tandis que notre union avec Christ par le Saint-Esprit à pour fruit une vie de sainteté (VIT, 1-6).