‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 89 sur 144 · V. 3-XIII, 10. Ce sacrifice est réalisé par le croyant · texte numérisé non relu

V. 3-XIII, 10. Ce sacrifice est réalisé par le croyant

«) Dans le domaine de la vie spirituelle; et cela d’abord sous la forme de l'humilité en vertu de laquelle chaque croyant limite son activité d’après son don (v. 3-8); puis sous celle de la charité par laquelle 1l se donne tout entier à ses frères et même à ses ennemis (v. 9-21).

b) Dans le domaine de la vie cuile : d’abord, sous la forme de la soumission aux puissances établies dans l'Étal (XIE, 1-6); puis sous celle de la justice exercée envers chaque prochain, en ne conservant envers personne d’autre dette à payer que celle toujours nouvelle et inépuisable de la charité, ce qui implique le paiement de toutes les autres dettes (v. 7-10. |

9. V. 11-14. Le point d'attraction dans la vie du croyant : la perspective du retour du Seigneur. Le fidèle attend constamment le lever du grand jour, et sa vie est la toilette spirituelle par laquelle il s’y prépare, en déposant les vêtements de nuit et en se revêtant de ceux du jour, c’est-à-dire de Christ lui-même (v. 11-14).

Cest là l’esquisse de l’enseignement moral de Paul : 4° Une force d’impulsion : la foi aux compassions de Dieu opérant la consécration du moi; 2° Les deux sphères dans lesquelles se réalise ce sacrifice du moi : celle de la vie religieuse et celle de la vie civile ; 3° Une force d'attraction constante : le Christ qui revient.

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Cette esquisse de la vie chrétienne laisse-t-elle rien à désirer ?

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Il. À cet exposé général et systématique, l'apôtre ratta-.

che une exhortation particulière, motivée par la situation de l’église de Rome et qui n’est que l'application pratique des principes posés (XIV, 1-XV, 15).

4. Ch. XIV. Paul à appris qu'il y a à Rome un certain nombre de croyants qui croient devoir s'abstenir de vin et de viande. De pareilles tendances ascétiques étaient trés répandues à cette époque dissolue. L’essénisme juif en offrait l'exemple le plus remarquable. Il est possible que ce petit groupe de chrétiens füt en rapport avec des sociélés non-chréliennes, juives ou paiennes, où réonalent de telles tendances. Ils observaient aussi certains jours particuliers, peut-être lés jours de fêtes juives. Paul, tout en laissant entendre qu’il ne partage point ces scrupules, donne à l’église les avertissements qu’il juge nécessaires au maintien de la paix et de l’union.

u) V. 1-12. 11 réclame des uns à l’égard des autres une affectueuse tolérance, le jugement sur de pareils points appartenant au Seigneur en vue duquel chaque croyant renonce ou Jouit, vitet meurt. Donc ni jugement étroit de la part des uns, ni dédain présomptueux de la part des autres.

b) V. 13-23. À celte exhortalion, qui s'adresse à la fois aux deux partis, il ajoute une double recommandation, qui s’applique spécialement à la majorité de l’église quil appelle les forts. Avant tout, ils doivent veiller à ne pas froisser le cœur de leurs frères en foulant aux pieds sans

aucun égard leurs scrupules (v. 14-18); puis ils doivent

prendre garde de ne pas les entrainer à les imiter en les poussant à faire une chose contraire à leur conscience et de ne pas leur faire perdre par là le bénéfice du salut que Dieu avait accompli pour eux (v. 19-91). Les v. 22 et

23 résument tout le chapitre : Paul félicite les forts d’être arrivés à une conviction arrêtée el Il recommande aux faibles de ne pas dépasser dans leur conduite la mesure de leur propre foi.

9, Ch. XV, 1-43. De cette exhortation spéciale à la tolérance mutuelle, l’apôtre passe à une imvitalion d’une portée plus large, mais en rapport direct avec le sujet précédent. Au nom de l'exemple d’abnégation donné par Christ el du support recommandé par les Écritures, il demande aux croyants qui peuvent différer entre eux une orande condescendance et bienveillance mutuelle (v. 1-7). Et sa pensée se porte naturellement, en parlant ainsi, sur le grand et principal sujet de division entre les chrétiens de cette époque, leur qualité de croyants juifs ou paiens. A Rome aussi, quoique la majorité fût décidément d’origine paienne, la dualité existait, comme nous l’avons constaté en étudiant lPadresse. L’apôtre invite ces deux classes de membres à s’accueillir mutuellement comme Christ les a accueillis les uns et les autres, et à unir leurs voix dans une action de grâces commune et pourtant diverse, les uns glorifiant la fidélité de Dieu dans laccomplissement de ses antiques promesses faites à leurs pères, les autres célébrant sa gratuilé, sa miséricorde envers les êtres les plus déchus, les paiens, à qui 1l a tout donné sans leur avoir rien promis. Ainsi s’accomplhira le magnifique aveniv prédit par les psalmistes et les prophètes. Que l'Esprit du Seigneur lPopère! (v. 8-13).

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