‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 24 sur 92 · Die Todestage der Apostel Paulus und Petrus und ihre · texte numérisé non relu

Die Todestage der Apostel Paulus und Petrus und ihre

rômische Denkmäler, Kritische Untersuchungen, Leïpzig, 1899 CF: Ù., IN. F., IV, 1}, p: 27:

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l’origine de l'indication donnée par Eusébe.

Il estime que, dans ses sources, l’indication était datée d’après les années du règne d’Agrippa, or, comme ces années ont été comptées d’après deux systèmes entre lesquels il y avait une différence de cinq années (SCHÜRER, Geschichie.T;-p.1589 n.17)tHsest facrienderse représenter comment une erreur s’est introduite dans l’établissement du synchronisme entre les années de Néron et celles d’Agrippa.

Harnack! remarque que, d’après Josèphe (Ant. Jud., XX, 8,9), Félix fut, après son rappel, accusé devant Néron par les Juifs et qu'il ne dut son acquittement qu’à l'influence de son frère Pallas. Celui-ci fut disgracié peu avant le jour où Britannicus devait avoir quatorze ans (Tacire Ann XI ML 15) Soiteavantsle 13 février 55°. L'intervention de Pallas en faveur de son frère serait donc antérieure à février 55. En admettant avec Harnack (Chronologie, I, p.238) une erreur d’un an chez Tacite, on aurait une indication qui concorderait avec celle d'Eusèbe. Schürer (Z. f. wiss. Th., 1898,

1. Chronologie, I, p. 235. Le même argument avait déjà été indiqué par V. Weger (Krit. Gesch., p.1825s.)et par O. Hozrz- MANN (Neut. Zeitgesch., p. 129).

2. D’après SuÉTONE (Vita Claudii, 27) Britannicus était né deux jours après l’avènement de Claude, soit le 13 février 41.

p. 39, cf. ERBESs, p. 18) objecte qu’il n’y a aucune raison d'admettre ce flottement d’un an chez Tacite et qu'entre l’avènement de Néron (13 octobre 54) et la chute de Pallas (avant le 13 février 55), on ne peut faire tenir la partie du gouvernement de Félix qui, d’après Josèphe, tombe sous le règne de Néron, le rappel de Félix, son retour, la plainte des Juifs contre lui et l’intervention de Pallas en sa faveur. On pourrait en conclure avec Schürer (Gesch., I, p.978; Z. j. wiss. Th., 1898, p. 39) que, même après sa chute, Pallas a conservé assez d'influence pour pouvoir intervenir efficacement en faveur de son frère, ou plutôt, avec Schwartz (p. 286), que Pallas n’est pas en réalité intervenu. Le récit de Josèphe représenterait alors, comme l’a pensé Erbes (p. 17), une hypothèse imaginée par les Juifs pour s'expliquer l’échec de leur plainte.

Keliner? a proposé d'admettre que Félix

1. Meyer (Urspr. u. Anf., III, p. 53) fait remarquer que d’après TAcITE, Ann., XIII, 23, Pallas aurait réussi en 55 à. faire écarter une plainte déposée contre lui et contre Burrus et que, jusqu’à la fin de sa vie, il resta en possession de sa grande fortune, ce qui prouve que sa disgrâce ne l’avait pas privé de toute influence.

2. KELLNER, Die rômischen Statthalter von Syrien und Judaea zur Zeit Christi und der Apostel, Z. f. kath. Th., 1888, p. 638.

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n'avait pas été, à proprement parler, rappelé par Néron mais que ses pouvoirs n’avaient pas été renouvelés à la mort. de Claude. Il est vrai qu'en théorie, les pouvoirs d’un gouverneur prenaient fin à la mort de l’empereur qui l'avait nommé!, mais cette disposition n’a pas été appliquée à Félix et ses pouvoirs ont été renouvelés par Néron puisqu’au témoignage formel de Josèphe (Ant. Jud." XX,181;: De ke jud., II, 13,1), il a gouverné sous cet empereur.

Schwartz (p. 286), sans aller aussi loin, pense que l’avènement de Néron a mis fin à la faveur dont les affranchis avaient joui sous Claude et que Félix, en particulier, fut entraîné dans la chute de Pallas. Pour expliquer comment il se fait que, malgré cela, Josèphe raconte Ia majeure partie du gouvernement de Félix sous Néron, Schwartz (p. 285) admet que Josèphe place sous le règne de Néron la majeure partie de son récit sur Félix parce qu'il devait, à cet endroit, relater le rappel de Félix par Néron. L’explication est peu vraisemblable car, même sans attribuer à Josèéphe une préoccupation d’entière rigueur chronologique, il est difficile

1. HrrscHreLD, Untersuchungen auf dem Gebiet der rômischen Vérwaltungsgeschichte, Berlin, 1877, 1, p. 248, 256, 268; MommsEen, Rümisches Slaatsrecht, Berlin, 1887, 11, p. 235 s.

de penser qu’il ait mis sous le règne de Néron ce qui s’était passé sous celui de Claude.

Félix a donc gouverné un certain temps après la mort de Claude. Son rappel ne peut être placé trop près de l’avènement de Néron car, deux ans auparavant, le tribun qui avait arrêté Paul lui avait dit : « N’es-tu pas cet Égyptien qui, ces derniers temps, a soulevé et emmené au désert 4.000sicaires? » (Actes, 21,38). Or, d’après Josèphe (Ant. jud., XX, 8,4-6.

De Bel. jud., II, 13, 1-5), l’émeute de l’Égyptien se place sous Néronet pas tout à fait au début de son règne (SCHüRER, Gesch., I, p. 579).

La date extrême au-delà de laquelle il est impossible de descendre résulte du fait que le second successeur de Félix, Albinus, est arrivé en Palestine, au plus tard, dans l’été de 62 et qu’on peut évaluer, d’après les événements racontés (JosèPHE, Ant. Jud., XX, 8, 9-11), la durée du gouvernement de Festus, au minimum à deux ans (SCHüRER, Gesch., I, p. 579).

Schürer (Gesch., I, p. 579) estime qu’il ne faut pas remonter beaucoup plus haut que la date de 60, car, deux ans avant le rappel de Félix, Paul comparaissant devant lui, dit qu’il est gouverneur « depuis bien des années »

(Actes, 24,10). En 58, il l'aurait étédepuis six ans. L’argument n’est pas décisif car,même en admet-

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tant que les propres paroles de Paul aient été conservées, la phrase visée est évidemment une précaution oratoire et une formule de politesse dont il convient de ne pas trop presser les termest. Cette parole se comprend aussi bien en 56, après quatre ans de gouvernement, qu’en 58 après six ans.

Pour l’année 60, Erbes (p. 22) a encore fait valoir que c’est cette année-là que Corbulon devint légat de Syrie et que le gouverneur de Judée semble parfois avoir été changé en même temps que son chef. Il n’y a pas là plus qu’une hypothèse.

On peut donc, sans qu'il soit possible de préciser davantage, considérer que Félix a dû être rappelé.en 58, en 59 ou en 60?. On peut hypo-

1. V. Weger (KXrit. Gesch., p. 188) pense que Paul pourrait faire allusion au temps que Félix avait passé en Palestine avant d’être gouverneur de Judée, soit comme gouverneur de Samarie, soit dans l’armée, ScHWARTZ (p. 294, n. 2) fait remarquer qu’on aimait à introduire dans les prologues des termes où se trouvait la racine xox. Il en cite, entre autres, trois exemples dans le Nouveau Testament: Le., 1, 1. Actes, 2HSRO TE DEN

2. Meyer (Urspr. u. Anf., III, p. 41, 53) croit même qu’il faut ne mettre le rappel qu’en 61. Il donne à l’appui de cette opinion l’argument suivant : nous savons que Josèphe fut envoyé en 63 en députation à Rome pour obtenir la liberté de quelques prêtres que Félix y avait envoyés comme prisonniers (JosèpHE, Vita, $ 13 ss.). On ne comprendrait pas, pense Meyer, que les Juifs aient attendu plusieurs années

SAELS

1e er, Sr:

. à *, #” L Len y ) 54 LES POINTS FIXES DE LA CHRONOLOGIE 115

thétiquement adopter la date intermédiaire .de 59 en laissant ouverte la possibilité d’un flot- ‘tement d’une année dans les deux sens.

après le rappel de Félix pour intervenir en faveur de ses victimes. L’argument ne nous semble pas décisif car il se pourrait bien que ces prêtres n'aient pas seulement été les victimes de l’arbitraire de Félix puisque l'intervention de Poppée fut nécessaire pour obtenir leur libération.

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