‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 26 sur 92 · Comme le fait Meyer, Urspr. u. Anf., 111, p. 312 n · texte numérisé non relu

Comme le fait Meyer, Urspr. u. Anf., 111, p. 312 n

2. RENAN, Les Ap., p. 164; Mommsen, Z. N. T. W,, II, 1901, p. 82 n. 4 ; HARNACK, Mission, 1, p. 58 n. 1; J. Weiss, Urchr., p. 131.

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Nous n’avons pas de renseignements directs sur les parents de Paul. Certaines conclusions toutefois peuvent être tirées, d’une part du fait que l’apôtre possédait de naissance le titre de citoyen romain et de l’autre de l’éducation rabbinique qu’il reçut.

Le droit de cité de Paul ressort de deux déclarations qui lui sont prêtées par l’auteur des Actes. À Philippes, il proteste parce qu’on les a faitbattre de verges, Barnabas et lui, sans jugement, alors qu'ils étaient citoyens romains (16,37). À Jérusalem, il fait entendre la même protestation devant le tribun qui veut aussi le faire flageller (22,25). À ce propos un dialogue s'engage entre le tribun et lui, au cours duquel Paul déclare que c’est de naissance qu'il possède le droit de cité (22,28). La déclaration de l’apôtre paraît confirmée par la nature même du procès qui est engagé contre lui et par l’appel au tribunal de l’empereur qui le termine.

Cependant, la qualité de citoyen romain a été contestée à Paul: parce que, d’après son témoignage même (II Cor., 11,25), il fut trois fois

1. HausrATuH, Jesus und die neulestamentlichen Schriftsteller, Berlin, 1908, II, p. 197 s.; MeyBoom, Het romenisch Burgerrecht van Paulus, T. T., 1879, p. 73-101, 239-267, 310-336. Des doutes ont aussi été émis par RENAN (S£. P., p. 526 n. 1) et OvEerRBEcKk (Apg., p. 266 s., 429 s.).

124 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES

flagellé alors que ce supplice infamant ne pouvait être infligé aux citoyens romains. Mais il pouvait arriver que la loi ne fut pas respectée1. Il semble d’ailleurs que, sans doute dans un esprit de solidarité avec ceux de sa race, Paul, au cours de son activité missionnaire, ait évité de se prévaloir de sa qualité de citoyen romain. L'épisode de Philippes est, à cet égard, sans portée puisque, même si l’on croit devoir retenir le récit des Actes, ce fut seulement après avoir subi la flagellation et non en public que Paul se déclara citoyen romain; quant au fait de Jérusalem, il convient de remarquer que Paul n'avait plus, à ce moment-là, aucun ménagement à garder à l’égard des Juifs et que s’il s’est alors déclaré citoyen romain, c'était le seul moyen qui lui restait de sauver sa vie et d'éviter une condamnation capitale que le sanhédrin n'aurait pas manqué de prononcer (Loïsy, Actes, p. 648).

Comment les parents de Paul avaient-ils acquis le droit de cité romaine ? Sur ce point on en est réduit aux conjectures. On sait qu’en 63 avant J.-C., Pompée amena beaucoup d’esclaves juifs à Rome et qu'ils ne tardèrent pas à

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