Meyer, Urspr. u. Anf., III, p
2. Die Rhythmen der asianischen und rômischen Kunstprosa, Leipzig, 1905. Deissmanx (Th. Litzg., 1906, c. 232) a qualifié. la théorie de Blass d’ « ehrwürdiger Irrtum ». Voir aussi WEN- DLAND, Urchr. Lüf., p. 354.
3. Les livres du Nouveau Testament; Le style rythmé du Nouveau Testament, Journ. de psychologie normale et pathologique, 1923, p. 405-439 ; Sur le style rythmé de l'instruction sur la cène dans la première aux Corinthiens, Communication au congrès d'histoire des religions, Paris, 1923. Voir sur la question du rythme nos remarques dans R. H. P. R., 1928, p. 566 n. 1.
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Wendland (Urchr. Litf., p. 353), il est illégitime de le juger à la norme de l’atticisme. Norden (Ant. Kunstpr., p. 506 s.) estime que l’apôtre, sans se soucier aucunement de la beauté de la forme, use avec maîtrise des moyens rhétoriques de la sophistique d’Asiet. Sans doute, il y à dans le style de Paul quelque chose de heurté et de rude qui n’est pas conforme aux habitudes des écrivains grecs. Le souci de la forme ne l’obsède pas. Le soin d’une composition harmonieuse ne joue aucun rôle chez lui. Ses développements sont désarticulés par des anacoluthes et coupés d’incidentes et de digressions, la pensée est parfois condensée à l’extrême, les prémisses les plus essentielles de certains raisonnements sont souvent seulement indiquées ou même sous-entendues ; cependant il y a chez Paul une puissance littéraire incomparable et une véritable éloquence qui n’est pas sæulement celle du cœur. Bien que son génie soit trop original pour s’asservir aux formes consacrées, il y a; dans ses lettres, un véritable art d'écrire et cet art est grec et non juif.
La langue de Paul, sans être exactement classique, est loin d’être, comme celle des évangiles,
1. Cf les jugements analogues de Knopr (Probl. d, Paulusforsch., p. 7) et de LAGRANGE (Rom., p. XLV1).
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de l’Apocalypse et de certaines parties du livre des Actes, de l’araméen traduit’.
Le vocabulaire? de Paul est un des plus riches et des plus variés du Nouveau Testament. C’est celui de la langue courante du temps avec une sensible influence des LXX. Il faut ajouter que, pour exprimer des idées et des sentiments en partie nouveaux, Paul est amené à donner à un certain nombre de mots et d’expressions des acceptions nouvelles et à forger des locutions originales dont la plus remarquable est la formule & Xetord.
La grammaire paulinienne n’appelle guère de remarques particulières. La langue de Paul est généralement correcte. On ne peut noter qu'une
1. WiLLAMOWITZ-MoELLENDORF (Kult. d. Geg., I, 8, p. 157) considère Paul comme un classique de l’hellénisme.
2. M.-W. Apams, St Paul’s Vocabulary, Hartfort, 1895; NAEGELtI, Der Wortschatz des Apostels Paulus, Goettingen, 1905 ; R. M. Pope, Studies in pauline Vocabulary, Expository Times, 1911, p. 312s. Une étude d’ensemble sur le vocabulaire de Paul manque encore; celle de NAEGELY, la meilleure que nous possédions, ne porte que sur les cinq premières lettres de l’alphabet.
3. DEISsMANN, Die neutestamentliche Formel « in Christo Jesu », Marburg, 1892; ScHETTLER, Die paulinische Formel « Durch Christus », Tübingen, 1907.
4. Il y a cependant un solécisme dans Phil., 2, 1: eù tie omhay- 4va. JACQUIER (Hist., I, p. 63) croit que le mot onAdyyva était peut-être employé comme féminin singulier. Cependant, dans IT Cor., 7,15, Paul l’emploie correctement comme un pluriel
extraordinaire abondance des conjonctions et des particules de liaison et quelques particularités sans grande portée, comme la fréquence de l'emploi de l’article neutre devant des propositions entières et sa suppression devant des mots comme choxvés, niowos, Oeès ou dans des locutions Comme xxx oxpua, uatk mvebux, ëv xvpio, etc.
Les procédés dialectiques qu’emploie Pauli, comparaison, image?, parallèle, antithèse, gradation, intervention d’un interlocuteur imaginaire, appel à l'expérience ou au bon sens, raisonnement par l’absurde, syllogisme, sont exactement ceux qui sont mis en œuvre dans la Diatribe®. Paul se sert de tous ces procédés avec
neutre. Il paraît plus naturel de penser que Paul a dicté et x avec l'intention d'employer un substantif masculin ou féminin et que, ce substantif ne se présentant pas à son esprit, il aura dicté omdyyvx en négligeant de corriger le mot précédent.
1. Heinerict, 1 Cor., II Cor.; Jou. Weïss, Beiträge £ur paulinischen Rhetorik, Goettingen, 1907 ; art. Literaturgeschichte des N: T., R. G. G., III, col. 2204s.5 1 Cor. ; Urchr.,p.309s.; WENDLAND, Urchr. Literform., p. 355 s.; BULTMANN, Der Stil der paulinischen Predigt und die kynisch-stoïsche Diatribe, Goettingen, 1910.
2. Sur les images voir la note additionnelle à la fin du chapitre p. 173 s.
3. Il faut cependant observer que la dialectique de Paul n’est pas entièrement grecque. L’apôtre fait aussi fréquemment emploi de deux procédés de raisonnement qui sont
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une aisance et une maîtrise qui prouvent qu'il se les était entièrement appropriés, et qu'ils étaient devenus pour lui comme une seconde nature.
La Bible dont se sert Paul, celle à laquelle sont empruntées les multiples citations dont les épîtres sont émaillées est la Bible grecquet.
La portée de tous ces faits est réelle, elle ne doit cependant pas être exagérée. Ils prouvent que la première culture reçue par Paul a été grecque? ;ils ne prouvent pas, à eux seuls, que son influence ait été profonde. Comme le remarque Joh. Weiss (Urchr., p. 133 s.), on pourrait les comprendre si Paul avait faità Tarse ce qu’en termes modernes, on appellerait des études secondaires et il ne serait pas inconcevable qu'il ait dû à un maître juif, formé par les
spécifiquement rabbiniques, l’exégèse et la conclusion a majori ad minus (kal vaomer) définie par la première règle de Hillel cf. Scuürer, Gesch., II, p. 335.
1. Vozzmer, Die alttestamentlichen Citate bei Paulus, Freipurge. BB Leipzig, 1895, p.105 "L'emploi de la-Biple grecque par Paul est confirmé par l'influence qu'a exercée sur lui la Sagesse de Salomon, cf. GRAFE, Das Verhältniss der paulinischen Schreften zur Sapientia Salomonis, dans Theol. Abhandl C. voN WEIZzSAECKER, gewidmet, Freiburg i. B., 1892, p. 251-286.
2. BôxLic, Geistesk., p. 154; SGHWARTZ, G. G. A., 1911. P007. MEVER UTSDR AU AN CU DS TA
écoles helléniques, ce qu’il savait de la dialectique et de la rhétorique grecquest.
Outre le grec, Paul a su l’araméen qu'il a dû apprendre chez ses parents. Il n’y a pas lieu de mettre en doute l'indication des Actes (21,40), d’après laquelle ce serait en cette langue qu’il se serait adressé à la foule de Jérusalem. L'emploi de quelques termes araméens dans les épîtres? montre que, si l’araméen n’était pas la langue dont Paul usait habituellement, elle restait cependant celle de ses plus profondes effusions religieuses®.
On ne saurait établir avec certitude si Paul a aussi su l’hébreu. Le fait qu'il utilise les LXX n’est pas une preuve du contraire, mais on ne peut apporter aucun argument qui résolve la question dans un sens ou dans l’autref.
La qualité de citoyen romain que possédait
1. Ceci oblige, pensons-nous, à écarter l'opinion de K. Bauer (Antiochia in der aeltesten Kirchengeschichte, Tübingen, 1919, p. 31) qui pense que ce fut pendant son séjour à Antioche que Paul entra en contact avec la culture grecque. Il ne semble pas du reste que ce séjour ait été aussi prolongé que le pense Bauer.