‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 47 sur 92 · Il a paru une quatrième édition posthume en · texte numérisé non relu

Il a paru une quatrième édition posthume en

incohérences. Les documents qui nous font connaître la théologie de Paul appartiennent tous à une période trop brève pour qu’on puisse espérer y trouver un développement vraiment génétique de ses idées. Il faut aussi tenir compte du fait que les épîtres ne sont pas des exposés théoriques dont le contenu couvrirait exactement toute la substance de la pensée paulinienne au moment de leur composition.

De ce qu’une idée ne se rencontre pas dans l’une des premières épîtres, il ne résulte pas qu'elle ne soit apparue que secondairement dans la pensée de Paul, car il se pourrait que la situation qui a amené l’apôtre à la développer dans une deses dernières épîtres n'ait pas existé au moment de la composition des premières.

Le cas de l’épître aux Colossiens illustre ce que nous voulons dire. On v voit apparaître, sur le rôle cosmique du Christ et sur ses rapports avec les anges, des considérations qu'on ne rencontre pas dans les épîtres antérieures. Sabatier (p. 251 s.) explique ce fait par un développement de la pensée paulinienne. Beaucoup de critiques l’ont invoqué pour contester l’authenticité de l’épître. Dibelius (Geisterw.) nous paraît avoir montré que la conception exposée dans l’épître aux Colossiens est comme sousjacente dans les autres, elle y est à peine indi-

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quée tandis que dans l’épître aux Colossiens elle est développée parce que l’apôtre doit faire face à la situation qui résulte de l’attrait que les spéculations sur les anges et le culte qui s’y rattachait exerçait sur les Colossiens.

Dans ces conditions, sans nier qu’il y ait eu un développement de la théologie de Paul au cours de son ministère, nous croyons plus prudent de ne pas essayer, avec les documents dont nous disposons, de retracer ce qu’a pu être ce développement.

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