Lorsy, Gal., p. 135 s.; Actes, p
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III. — LE DEUXIÈME VOYAGE MISSIONNAIRE JUSQU’A L’ARRIVÉE DE PAUL A CORINTHE.
Au départ d’Antioche, Paul qui avait choisi Silas comme collaborateur, visita d’abord les Églises de Syrie et de Cilicie fondées avant 44 et passa ensuite à Derbe, Lystres et Iconium : (15,40-16,5). Toute cette partie du récit des Actesrest. très brèves MLANtravers<emdenTa Phrygie et de la Galatie est seulement mentionnée ce qui ne veut pas dire que Paul n'ait pas prêché l'Évangile dans ces provinces. Il est dit que l'Esprit empêche les missionnaires de faire entendre leur message en Asie et en
1. Ramsay, St. Pauls road from Cilicia to Iconium, dans Pauline and others Studies, p. 273-298.
2. Et aussi surchargée d'épisodes suspects comme la circoncision de Timothée (16,1-3) et la communication donnée aux Églises de la décision de Jérusalem (16,4). Jo. Weiss (Urchr., p. 209) pense que le rédacteur des Actes a seulement voulu expliquer pourquoi les voyageurs n'avaient pas suivi la route qui paraissait indiquée, celle qui, parles vallées du Lycus et du Méandre, les aurait conduits à Éphèse en passant par Colosse, Laodicée et Tralles et pourquoi l’évangélisation de la Macédoine et de la Grèce avait précédé celle de l’Asie. Il pense que, pendant toute cette traversée de l’Asie-Mineure jusqu’à Troas, Paul n’a pas prêché l'Évangile. Cependant Weiss admet que la source a été ici abrégée par le rédacteur des Actes. C’est donc, nous semble-t-il, qu’elle devait contenir autre chose qu’un simple itinéraire.
Bithynie (6-7) ; rien de semblable n’est indiqué, ni pour la Galatie, ni pour la Phrygie, et ce fait est favorable à l’idée d’une prédication de l'Évangile dans ces deux régions. Pourquoi est-elle si sommairement mentionnée ? Est-ce parce que l’auteur de la source était peu documenté!: sur cette partie du voyage ou parce que le rédacteur n’a pas voulu évoquer avec trop de précision le souvenir des Églises de Galatie où s'étaient produits des incidents pénibles pour Paul ? (Loïsy, Actes, p. 624).
On ne peut avoir sur ce point aucune certitude mais le fait que la seconde traversée de la Galatie (18,23) n’est pas moins brièvement mentionnée est favorable à la seconde hypothèse.
Après une tentative vaine du côté de la Bithynie, Paul et ses compagnons traversèrent la Mysie et arrivèrent à Troas. C’est là que, sous l’impression d’une vision nocturne, Paul décida d’entreprendre l’évangélisation de la Macédoine (16,7-10) 2.
1. Le verbe ô:£10e:v employé ici se trouve constamment dans les Actes avec le sens de parcourir un pays en y prêchant l'Évangile ou en y visitant les Églises, par exemple : 8,4 ; 10, 38/4152 4151921 "etc
2. Comme c’est dans le récit relatif à Troas qu’apparaît pour la première fois la première personne, on a pensé que c'était à Troas que Paul avait rencontré Luc. Ramsay(P. i, d.
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La petite troupe prit la mer à Troas, fit escale à Samothrace et aborda en Europe à Néapolis, actuellement Cavalaï où s’ouvrait la via Egnatia qui traversait la Macédoine et se dirigeait vers Dyrrhachium où l’on s’embarquait pour l'Italie. Les missionnaires ne paraissent pas s’être arrêtés à Néapolis où, sans doute, ils ne trouvaient pas de conditions favorables pour l’évangélisation. A pied, probablement, ils gagnèrent Philippes (16,11-12)2 éloignée de Néapolis d’une douzaine de kilomètres. C'était une’ colonie romaine, riche et habitée par une population en majeure partie de race latine. Paul y fonda une Église avec laquelle il resta, dans la suite, en étroites rela-
Apgsch., p. 166) a proposé de reconnaître Luc dans le Macédonien qui appelle Paul au secours. WENDT (Apgsch., p. 244) admet l'hypothèse comme possible. Il nous semble qu’elle manque totalement de base. REITZENSTEIN (Hellenistiche Wundererzählungen, Leipzig, 1906, p. 53) a signalé un incident tout semblable à la vision de Troas dans la Vie dApollonius de Tyane de PniLosTRATE (1V, 34). Sur la Macédoine, voir Jo. Weiss, art. Macedonien, R. E., XII, p. 38-41.
1. Il ne faut pas se représenter qu’en abordant la Macédoine, Paul ait eu le sentiment de mettre le pied sur un nouveau continent, cf. Ramsay, P. i. d. Apgsch., p. 164.
2. L'expression énigmatique de Actes, 16, 12 xmpwrnräc uep!ôoç Mauedovids noù:ç doit, sans doute, comme l’a pensé Brass (Acta, ed. phil., p. 177), être expliquée par une dittographie et corrigée en mowrtas peotôoe MaxeSoviac mode « ville du premier district de Macédoine ».
TPE