‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 65 sur 92 · II. — ANALYSE DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE · texte numérisé non relu

II. — ANALYSE DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE

La première épître aux Th2ssaloniciens est, au point de vue de la forme, une des plus harmonieuses qu’ait écrites Paul. La pensée très simple s’y déroule paisiblement, sans heurt et sans à coup, comme il y en a lorsque l’apôtre, quand il écrit aux Galates par exemple, est secoué par une violente émotion ou bien quand il se trouve, comme quand il écrit aux Corinthiens, en présence d’une situation complexe, qu’il doit répondre à des besoins divers et faire face à des adversaires qu’il devine de plusieurs côtés à la fois.

La situation de l'Église de Thessalonique telle qu'elle apparaît à Paul est simple et claire.

L'’apôtre se sent en parfaite communion avec ses lecteurs. On le constate par le fait que quatorze fois il les appelle « frères », que cinq fois il dit : « comme vous savez» et trois fois : «comme aussi vous le faites ».

Cependant l’épître est écrite avec émotion :

quatre fois (1,2; 2,12; 3,11; 5,23), l’apôtre passe tout naturellement du ton épistolaire à la prière.

L’épître se divise en deux parties dont la première est apologétique (1,2-3,13) et la seconde parénétique (4,1-5,22).

La salutation initiale (1,1), dans laquelle Silas et Timothée sont nommés à côté de Paul est de forme très simple. L'auteur n’y prend pas le titre d’apôtre et on n’y trouve pas les développements qui caractérisent notamment les salutations des épîtres aux Galates ou aux Romains qui remplissent respectivement 5 et 7 versets.

La première partie s’ouvre par l’action de “grâces (1,2-10) qui forme un des éléments réguliers des débuts des épîtres, et qui dévie tout naturellement en apologie personnelle ; l’apôtre rappelle la manière dont l'Évangile a été accueilli par les Thessaloniciens. La puissance et l'Esprit de Dieu ont agi parmi eux et ils ont accueilli le message qui leur était porté

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