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IV. — La RECHERCHE DES SOURCES

Tandis qu'un accord, au moins relatif, se faisait ainsi entre les critiques sur le caractère général du livre des Actes, l’attention commençait à se porter de nouveau sur un problème que l’on avait déjà aperçu autrefois * mais que les discussions d’une portée plus générale avaient fait quelque peu perdre de vue. Nous voulons parler du problème des sources.

1. KozniGsmann, (cf. p. 40,n. 5). J.-K. Rrenm, Dissertalio critico-theologica de fontibus Actorum Apostolorum, Trajectus ad. Rh.,1821. Sonwansecx (cf. p.41, n. 3). Honsr, Essai sur les

Les brillants résultats auxquels avait abouti, pour beaucoup de livres de l'Ancien Testament, l'analyse littéraire et la critique des sources devaient, tout naturellement, inciter les exégètes à tenter l'application de la même méthode à certains livres du Nouveau Testament et avant tout à celui qui, plus qu'aucun autre, paraissait S'y prêter, au livre des Actes.

Nous ne croyons pas utile de donner un relevé complet et une analyse détaillée des systèmes qui ont été proposés l’un après l’autre. Nous essayerons seulement d’en caractériser, d’une manière très générale, quelques-uns des plus importants à titre d'exemples.

En 1886, dans son /ntroduction au Nouveau Testament *, Bernhard Weiss expose que Luc a utilisé dans la première partie des Actes une source judéo-chrétienne écrite à laquelle il a fait diverses additions qui peuvent être délimitées avec assez de précision. Dans la seconde partie Luc s’est borné à reproduire ses mémoires, non sans y ajouter quelques éléments nouveaux.

sources de la deuxième partie des Actes des Apôtres, Strasbourg, 1849. Lexesuscu, (cf. p. 47, n. 2). A. KLoSTERMANN, Vindiciae Lucanae seu de ilinerarii in libro Actorum asservato auc- “36 Gœttingen, 1866.

. Lehrbuch der Einleitung in des A Testament, pé a 31897, p. 532-560.

En 1890 Sorof * admet que l’œuvre primitive de Luc retraçait le développement de la mission parmi les païens depuis Jérusalem jusqu'à Antioche et jusqu’à Rome. Cette œuvre a été complétée par Timothée qui y a ajouté, outre certains éléments rédactionnels, des fragments d’une source pétrinienne ainsi que les souvenirs des voyages qu'il avait accomplis en compagnie de Paul.

La même année Van Manen, dans le premier volume de son grand ouvrage sur Paul *, admet que le livre actuel résulte de la combinaison de deux sources : Actes de Pierre et Actes de Paul. Le récit du voyage de Luc était déjà incorporé à ces derniers.

En 1891 parut l’ouvrage de Spitta ‘, un des plus pénétrants et des plus complets qui aient été consacrés au problème des sources. Spitta admet que les Actes sont formés, sans parler de quelques additions rédactionnelles, par la combinaison de deux sources en partie parallèles. La plus ancienne est la suite de l’évangile de Luc ; c’est d'elle que viennent les passages à la première personne et les discours. La seconde, de moindre valeur historique, plus jeune et qui témoigne

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