NorDen, Agnoslos Theos, p. 1-14C
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ces deux types déjà bien distincts le discours de Paul aux Anciens d'Ephèse (20, 18-35) d’une part, et de l’autre le récit de la navigation de Troas à Césarée (20, 13 s.) ou de Césarée à Rome (27, 1- 28, 16) avec leur précision extrême qui paraît presque celle d'un procès-verbal et où l’abondance même et la netteté des détails n’excluent pas une certaine sécheresse, on verra qu'il n’y a pas dans les Actes un seul style mais plusieurs ‘. qi
Le fait ne peut pas être expliqué uniquement par la diversité des sources utilisées par l’auteur. On constate en effet, en comparant les récits du troisième évangile avec les morceaux parallèles que contiennent les évangiles de Marc et de Matthieu, que Luc ne s’est pas borné à reproduire le texte de ses sources mais qu’il l’a soumis à une élaboration qui, dans certains cas, a été profonde. Si ce remaniement n’a pas introduit dans les diverses parties du livre un ton et un style uniformes mais s’il a respecté la physionomie des diverses traditions, la conclusion qui s'impose est que l’auteur des Actes a intentionnellement con-
1. On a noté le même fait à propos du troisième évangile où le ton et le style varient aussi extrêmement de l’hébraïisme de l’évangile de l’enfance (Ch. 1-2) à la grisaille de certains discours (p.ex. 10, 1-16) ou à la couleur inimitable de certaines paraboles (p. ex. /0, 29-37).
. formé son ton et son style à la nature de ses récits. La diversité, réelle pourtant, du style ne saurait donc servir de critère pour la distinction des diverses traditions ou des diverses sources utilisées par l’auteur.