‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 58 sur 98 · D. Wincxcer, De Luca Evangelista medico, Leipzig · texte numérisé non relu

D. Wincxcer, De Luca Evangelista medico, Leipzig

l’objet d’une étude approfondie de Hobart ‘ qui a conclu positivement que le troisième évangile et les Actes étaient l’œuvre d’un médecin. Sa démonstration, qui à paru convaincante à beaucoup d'auteurs *, à été reprise en particulier par

Harnack (1, p. 122-137).

On peut reconnaître, en effet, que, dans les récits de guérisons notamment, les termes techniques sont plus nombreux et plus précis que dans les récits similaires des autres évangiles ‘. D’une manière générale on a relevé des contacts assez nombreux entre le vocabulaire de Luc et celui

des médecins grecs. Mais on a fait remarquer

1736. Sur l’histoire du problème voir la note de G-F. M(oore) dans CapBuryx, p. 515.

1. W-K. Hogarr, The medical language of St. Luke. À proof from internal evidence: that the Gospel according ta St. Luke and the Acts of the Apostles were wrilten by the same person and that the writer was à medical man, Dublin,

2. Zaun., Einl, Il, p. 429 (W.-X. Hobart hat fur Jedem dem überhaupt elwas zu beweisen ist, bewiesen, dass der Verfasser des luc. Werks... ein griechischer Arzl gewesen isl) ; cf. p. 437; Ramsay, Saunt Paul the traveller, p. 205; Luke the Physician, London, 1908, ch. I; Cxasse, The credibility of the Acts of the Apostles, London, 1902, p. 13 s.; STanTON, The Gospels as hist. docum., II, p. 263.

3. S. R. [eacu], (Encore Luc médecin, Revue archéologique, 5° série, t. X, p. 235) signale, en outre, l’analogie que présente avec le prologue de l’évangile de Luc le début de la lettre du médecin Thessalos à Néron: ro}\&y étiyefpnoavrwy... mapa- 3odvat. Le rapprochement est plus curieux que probant.

- qu’une bonne partie des termesrelevés comme médicaux par Hobart (360 sur 400) se trouvent dans les LXX *, que beaucoup d’autres auteurs, Philon par exemple ou Lucien, emploient autant de termes médicaux que Luc et qu’en somme ce qu’on en rencontre dans le troisième évangile et dans le livre des Actes ne dépasse pas ce que pouvait connaître et employer un homme cultivé de l’époque *, étant donné surtout que, d’une part les médecins grecs s’attachaient à n’employer que des termes usuels *, et que d'autre part beaucoup de termes techniques étaient entrés dans le langage commun ‘. P.-W. Schmidt observe aussi que l’on rencontre au chapitre 27 quantité de termes empruntés à la langue de la navigation sans que, pour cela, personne ne songe à faire de l’auteur des Actes un marin de profession *.

Un coup décisif nous paraît avoir été porté à la démonstration de Hobart par l’étude de Henry J. Cadbury qui asignalé une série de fautes de métho-

1.J.Nayxzor, Luke the physician and ancient medicine, Hibbert journal, 1909.

2. P.-W. Scawor, Die Apostelgeschichte bei de Wette-Overbeck und bei Adolf Harnack, p. 19 ; Wenpzan», Urchr. Literaturformen, p. 335. :

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