Nous n’y comptons pas le passage 11, 27-28. cf. :p
1° 16, 10-17 : depuis Troas (après le songe de Paul) jusqu’à Philippes (après le début du récit de la guérison d’une esclave possédée).
2 20, 5-15 ; 21, 1-18 : le récit de voyage de- ‘puis Corinthe jusqu’à Jérusalem *.
3° 27, 1-28, 16 : Le récit de la navigation depuis Césarée jusqu'à Rome.
Ces passages sont beaucoup trop fragmentaires pour avoir Jamais pu constituer, à eux seuls, un document quelconque, journal, récit de voyage ou récit. On ne reconnaît de trace de suture ni là où ils commencent ni là où ils cessent. Au contraire, il y a des relations organiques étroites entre eux et les contextes où ils sont insérés.
Dans 26, 10, la première personne apparaît à propos des efforts de Paul et de ses compagnons pour passer en Macédoine où ils ont compris par un rêve de Paul que Dieu les appelle à prêcher l'Evangile. 11 est bien évident que rêve et pas-
1. Dans un passage de ce morceau il y aurait même une première personne du singulier d'après le texte dé la catène arménienne de 20,13. « Moi Luc et ceux qui étaient avec moi » texte tenu pour primitif par PREUSCHEN (p. vi). Si l’on acceptait cette leçon elle fournirait une éclatante confirmation de l’attribution des passages en nous à Luc. Toutefois on ne peut s'empêcher de penser que la base de cette restitution est bien étroite et l’on aurait tant de peine äeomprendre l’altération du texte grec sous toutes les formes qui nous sont connues qu’il
est plus naturel de voir une correction dans lé texte de la catène arménienne.
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sage en Macédoine ne peuvent être séparés l’un de l’autre et attribués à des sources différentes. Ce n’est pas tout : le récit du rêve est étroitement lié aux allées et venues de Paul après la traversée de la Galatie. Il se relie donc directement à la trame générale de cette partie du récit de lP’activité de Paul (Norpen, p. 314, n. 2). La disparition de la première personne avant la fin du récit de l’activité de Paul à Philippes brise aussi une relation organique. On ne peut admettre que le récit en nous se soit brusquement arrêté avant la guérison de la servante possédée, ou au milieu de cet épisode si la première personne qu'on rencontre à son début n'a pas une origine rédactionnelle ‘. Si le rédacteur des Actes n’a pas introduit ici une première personne qui ne se trouvait pas dans sa source, il faut admettre que le document qui contenait les passages en nous en avait d'autres à la troisième personne. C’est à cette seconde hypothèse que nous nous rallierons ; la première nous paraît en effet inadmissible, car si le rédacteur avait créé ici une première personne fictive, il n'aurait pas manqué d’agir de même dans d’autres passages encore. La guérison de la servante faisait partie de la source à la première personne et avec elle très certainement ce qui est