‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 67 sur 98 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

(Première partie)

I. — L'Eczise DE JÉRUSALEM JUSQU’A L'INSTITUTION DU DIACONAT (7,3-5,42)

Le récit de l'ascension (7,4-12) manque d'unité: il commence au cours d’un repas * pendant lequel Jésus recommande à ses disciples de ne pas quitter Jérusalem avant d’avoir reçu l'effusion de l'Esprit. L'intérêt est concentré sur l'entretien de Jésus avec ses disciples puis, sans que cela soit d’ailleurs nettement indiqué, le lieu de la scène change. À partir du verset 6 on est en plein air, sur la Montagne des Oliviers (cf. 1,12) *. La dua-

1. Tel esteneffet le sens qu’il faut donner au mot ouvæ)iiouevos. Voir C.-R Bowen, The meaning of cuyalitôomevos in Act. 1,4, Z. N.T. W.,1912, p. 247-259; WEeLLHAUSEN, Krit. Anal, p. 2. Torrex, The composition and date of Acts, p. 23.

2. WeLLHAUSsEN(Krit. Anal., p. 2) note le changement delieu mais sans en tirer de conclusion expresse.

lité de tradition indiquée par ce changement de lieu est confirmée par l’allure du verset 6 qui paraît le commencement d’un récit '. Le rédacteur a donc, dans l'épisode de l'ascension, combiné ou trouvé déjà combinées deux traditions qui plaçaient le dernier entretien de Jésus avec ses disciples, la première au cours d’un repas, la seconde en plein air *.

Wellhausen (Xrit. An., p. 2) et Loisy (p. 1525.) observent que l’attente de l’effusion de l'Esprit n’est qu’une transformation et une transposition de l'attente de la parousie. Ce que les apôtres ont attendu à Jérusalem, au lendemain de la passion, ce n’est pas l’effusion de l'Esprit, c’est le retour du Christ. 11 n’est cependant pas légitime de conclure que le processus littéraire ait nécessairement correspondu à ce développement et que le récit de la promesse de l’Esprit ait été substitué, comme le pense Loisy, à un récit dans lequel Jésus recommandait à ses disciples de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre son retour.

Les versets 13-14. donnent la liste des apôtres et indiquent qu’ils vaquent à la prière, en com-

1. Torreyx (The composition and dale of the Acts, p.24) voit dans les mots oi ouve)dovres une traduction maladroite d’un terme araméen qui signifierait « ceux qui étaient là ».

2. SCHWARTZ, Zur Chronologie, p. 277 S.; PREUSCHEN, p. 6. Loisx (p. 146) ne voit ici qu’une négligence de rédaction.

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