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III, — LE TÉMOIGNAGE DE LA CRITIQUE EXTERNE

On ne trouve aucune citation expresse du livre des Actes avant la fin du n° siècle, c’est-à-dire avant l’époque d'Irénée et du Canon de Muratori.

1. Après les évangiles les épîtres pauliniennes et catholiques et l’Apocalypse, d’après la stychométrie du ms. Dp et un manuscrit latin de Honyx (GreGorx, Textkrilik, p. 854) ou bien, les catholiques étant transposées après l’Apocalypse : Jean Beleth (1162) [GreGoryx, Textkritik, p. $54] ou bien après le groupe Catholiques-Apocalypse-Pauliniennes (ms. 336).

2. Actes, Apocalypse, épitres catholiques et pauliniennes dans le ms, 627.

3. Evangiles, épiîtres pauliniennes et catholiques,. Actes, Apocalypse, d’après les Canons apostoliques, dans la version copte, d’après Augustin, Innocent1®, le troisième concile de Tolède,etc. (Grecorx, T'exlkrilik, p. 852).

Les réminiscences qu'on peut relever dans les œuvres des Pères Apostoliques n'ont pas une précision et une netteté telles que toute hypothèse autre que celle d’un contact puisse être nettement éliminée.

On rencontre, par exemple, chez Clément Romain l'expression « donner plus volontiers que recevoir » qui rappelle la formule des Actes(20, 35) : «Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir »!. Les termes employés ne sont pas identiques et l'on ne saurait affirmer que Clément s’inspire des Actes et non pas de la tradition extracanonique à laquelle l’auteur des Actes a lui-même emprunté une parole de Jésus.

Dans un passage de la même épitre les passages Psaume 88,21 et 1 Samuel, 13,14 sont combinés comme dans Actes, 13,22 maïs la rencontre s’expliqueraitsans dépendance directe par l'hypothèse d'une même collection de passages messianiques utilisée par l’auteur des Actes et par Clément Romain.

Enfin le passage 5,6 où Clément parle de sept captivités de Paul, s’il ne prouve pas que Clément n'a pu connaître le livre des Actes, établit du moins qu’il n'y a pas vu un récit faisant auto-

1. CLemENT, ad Cor., 2, 1: fôtov dtdévres n Xau6avovrec. Cf. Actes, 20, 35 : Manapuév éotiv päXhov diddvar À Aau6dve.

rité d’une manière exclusive pour la biographie de : l’apôtre Paul. à

On lit dans la Didachè (4,8): « Tu mettras tout en commun avec ton frère et tu ne diras pas que quelque chose t'appartient en propre ». Il y a dans cette phrase une expression caractéristique qui se rencontre dans Actes, 4,32 * mais cette ressemblance s’accompagne d’une différence importante, c’est que le texte des Actes parle d’une véritable mise en commun des biens tandis que le passage de la Didachè n’est qu'une exhortation à la générosité *.

L'épître de Barnabas contient quelques formules que l’on trouve aussi dans les Actes mais elles expriment des idées courantes qui n’ont rien

1. Did., 4, 8: cuvrotVwvnoers D mavra T@ àadelp® oov xal oÙx êpeiç Votueivar. Actes, 4, 32 : al odDE etc tu Tüy Ütapy6vrwy adt® Éeysv Ldtov elvar &AN AY Atos TAVTA xOLV. 13

2, Une autre rencontre est moins décisive encore: Did., 1,2; rävra à Üou Edv Delñonc un yévecbar cou, xaÙ où GA ph Tales Cf, Actes, 15, 20. 29 : xat 600 un Béhete Éauroïc yivecbar, Étépo UN moteiv. Outre qu’il y a ici une maxime qui a dû être très répandue dans le christianisme primitif, il faut observer qu’elle n’est donnée dans les Actes que par le texte occidental qui ne saurait être regardé comme primitif (cf. p. 94 s.).

3. BanvABas, 7, 2 : pé\wv xplveuv ÉGvyrac xat vexpoic. cf. Actes, 10, 42 : odroc éortv 6 Hptopivos Ünd ToÙ Geo purs Cuvrwv wa vexp@v. BaRrn., 4, 14. 5, 8: onueïa xat répare. Cette expression se trouve 8 fois dans les Actes. Les autres réminiscences signalées par H.-J, HozrzwAnn (Einl., p. 406) sont encore moins précises.

de caractéristique ; elles n’autorisent donc pas à conclure à un contact direct entre les deux documents. On peut faire la même observation à propos de quelques expressions des Actes qu’on rencontre -chez Ignace d’Antioche ‘, chez Polycarpe ? ou chez Hermas*.

Les réminiscences des Actes sont moins précises encore chez Aristide, Justin Martyr, Tatien et dans l’épiître à Diognète *.

Dans la seconde moitié du n° siècle, entre 160 et 180, le roman des Ac{a Pauli suppose la connaissance des Actes canoniques dans lesquels le

1. IGNAGE, ad Magnes., 5, 1 : Exaovoc etc tov Tdtov tomoy pé)er xwpeiv. Cf. Actes, 1, 25: … ’Iovdac ropevbïvar ic Tov TÜmov rùy otoy. ad Smyrn., 3, 3: uerà D rnv avéoraotv cuvépayey adroïc ai ouvéniev wc oaprtrdc. cf Actes, 10, 41: cuvepdyomey xat cuvetiouev aÙT® LETX TO AVAOT AVAL AÜTOV x VEXPOV.

2. Pozxcarre, ad Philip., 1, 2 : üv nyexp:v 6 Gedce Jdouc the &ôlvac too &dov. cf. Actes, 2, 24: Gv d 0edc dvécrnoe Adouc Tus bôivac ToÙ Oavarov (texte $ : roù Gdou).

3. Henwas, Vis., IV, 2. 4 : …. di odüevèc Ôbvn owbñvar ei pi &

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