‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 9 sur 98 · HO · texte numérisé non relu

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Ô1ù Toù eydhou al évôdéou ovouaroc. cf. Actes, 4, 12 ; oÙdE y Ovoud Eotiv Étepov dro Toy oUpavov to Gedouivoy Ev &vBpwoTaots ëv à der owobnvar nuäc. Mand., IV, 4 : xiptos xapôtoyvwotns. cf. Actes, 1, 24: xdpre xaodtoyVGotæ.

4. On trouvera l'indication des passages où on les rencontre dans H.-J. Hozrzmann, Einl., p. 406. E. Jacquier (Le Nouveau Testament dans l’Église chrétienne. I, Paris, 1911, p.85. 128. 131), n’estime pas ces réminiscences assez nettes pour qu’il vaille la peine de les relever. Lorsyx (p. 9) leur attribue un peu plus de portée. Le témoignage de Justin, dit-il, « montre assez clairement que les Actes étaient connus à Rome vers l’an 150 »,

récit apocryphe prend son point de départ. La lettre des Eglises de Vienne et de Lyon aux Eglises d'Asie et de Phrygie qui date de 177 cite littéralement Actes, 7, 60 ‘. À la fin du rr° siècle *, Irénée considère les Actes comme une Ecriture Sainte *, il les cite comme Lucae de apostolis testificatio (Témoignage de Luc sur les apôtres adv. Haer., If, 13, 3. cf. 12, 11). Le canon de Muratori est plus explicite : Acta autem omnium apostolorum sub uno libro scripta sunt. Lucas « optimo Theophilo » comprendit quae sub praesentia ejus sinqula gerebantur, sicuti et semota passione Petri evidenter declarat, sed et profectione Pauli ab Urbe ad Spaniam proficiscentis. (Les Actes de tous les Apôtres sont écrits en un seul livre. Luc a réuni pour l'excellent Théophile tout ce qui s'était passé en sa présence ainsi qu'il le montre en écartant la passion de Pierre et le départ de Paul de la Ville pour l'Espagne). Son témoignage, relativement plus développé que ceux qu'il consacre aux autres livres, nous fournit une indication précieuse sur les conditions dans lesquelles

1. Kat Ünèp Tv Ta deuva duariOEvTwv nÜxovro, xa0anep Drépavoc 6 réheoc paépruc Küpue, un crhons aÜTOis Tv éuapTiav TaUTNY (Eusise, hist. eccl., V.2. 5).

2. Voir sur ces premiers témoignages précis sur les Actes, Zaun, Einl., 1l,:p. 385.

3. Lexrornr, Geschichte des neutestamentlichen Kanons, I, Die Entstehung, Leipzig, 1907, p. 198.

les Actes sont devenus canoniques et sur les objections qu'il a fallu surmonter pour qu'ils y parviennent. La formule « les Actes de tous les apôtres » ne répond que de très loin à la réalité puisque, à côté de Paul et de Pierre dont l’activité est en partie relatée, Jean ne figure que comme un personnage muet et que c’est à peine si les autres apôtres sont nommés. C’est sans doute après qu'au cours du second siècle se fut constituée la notion d'autorité apostolique, qu’un livre qui jouissait déjà traditionnellement d’un certain prestige a été élevé au rang d’Ecriture Sainte, à

la fois pour encadrer les lettres apostoliques en honneur dans l'Eglise et pour représenter l’auto-

rité de ceux des apôtres qui n'avaient pas laissé d'œuvre écrite *. L'indication relative à Luc ayant réuni en un seul livre les Actes de tous les Apôtres vise probablement pour les exclure les Actes apocryphes comme ceux de Paul et de Jean qui étaient déjà répandus dans l'Eglise à la fin du n° siècle. Toute la dernière partie de la notice combat une objection qui devait être faite à l’œuvre de Luc, et que l’on tirait des lacunes évidentes qu'elle présentait. Peu importe que la réponse qui

y est faite ne soit nullement pertinente ; l’essen-

tiel est de constater que l’auteur du canon de Mu-

1. Lerouor, Geschichle des neut. Kan., 1, p. 205 ; Lorsx, p. 7.

ratori a connu l’objection et essayé d'y répondre. Tertullien (de jejun., 10) parle des Actes comme d'un « commentaire de Luc » (commentarium Lucae).Clément d'Alexandrie (Strom. V.83 cf. Hypotyposes in I Pt., 5, 13), y voit aussi l’œuvre de Luc. Ces témoignages sont tellement précis qu'il est inutile de suivre plus longtemps la tradition relative aux Actes. Elle est si homogène et si unanimement attestée qu’il faut voir une simple bizarrerie sans portée véritable dans le fait qu’une homélie faussement donnée comme de Chrysostome dit qu’on attribue les Actes tantôt à Clément, tantôt à Barnabas et tantôt à Luc‘. Il est probable que l’auteur de cette homélie a tout simplement confondu la tradition sur l’épitre aux Hébreux avec celle qui est relative aux Actes.

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