‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 86 sur 98 · ME NE TU EAN MARNE TR · texte numérisé non relu

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devaient être fatales ; ou bien il pouvait employer la méthode dont ont si abondamment usé les ré-

dacteurs des récits de la passion et raconter le

procès romain en présentant les autorités comme favorables à Paul et même comme proclamant son innocence ainsi que Pilate avait proclamé celle de Jésus, tout en étant incapables de résister à la pression des Juifs et se laissant, à la fin, arracher malgré elles et contre leur sentiment intime, la condamnation d’un innocent.

Ce qu'il y a d’absolument insuffisant et d’inacceptable dans les diverses théories que nous avons passées en revue ne laisse subsister qu'une possibilité : c'est que l’auteur en arrêtant son récit après la période de deux années passées par Paul à Rome dans un état de captivité assez adoucie n'avait pas le sentiment de terminer, mais seulement de couper son récit et que son intention était de consacrer un troisième livre à la relation du procès romain et de la défense que Paul y. avait présentée de l'Évangile, peut-être d’autres événements encore qui avaient précédé sa mort et de cette mort elle-même ‘. On objecte à cette hypothèse que le troisième livre n'aurait guère pu avoir une ampleur comparable à celle des deux

1. Cette hypothèse a été proposée au xvin° siècle par Bengel, Elle a été admise ensuite par CrepNer, BLezx, Hase, plus ré-

premiers. Ce pourrait bien être la cause pour laquelle il ne fut pas écrit car iln’y a aucunindice, si faible qu'il soit, qu'il ait jamais existé. Mais pour que l'explication proposée porte, il n’est pas nécessaire que le livre ait été composé, il suffit que l’auteur en ait conçu le dessein. Nous ne méconnaissons pas que cette explication conserve un caractère hypothétique mais puisqu'aucune autre explication ne convient et qu'aucun fait ne permet d'établir une théorie précise, force nous est de nous contenter d’une hypothèse, provisoirement au moins.

cemment par SrirTA (Zur Gesch.u. Lit. des Urchr.,I, 1 p. 15; Apgsch., p.318 s.) ; ZAHN, (G. K., I, p. 77, Einl., I, p. 439, II, p. 370 s., Dass drille Buch des Lukas, Neue kirchl. Zeitschr., 1917, p. 373-395) ; E. BerrranD (Essai sur l’authenticile des épitres pastorales, Paris, 1886, p. 50 s.).

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