‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 110 sur 141 · Ceci ne peut être regardé comme un enseignement provi · texte numérisé non relu

Ceci ne peut être regardé comme un enseignement provi

La déclaration du Sermon sur la Montagne: «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens » (7, 6) suppose une conception du sacré qui est toute juive. Le passage 24, 20 implique l’idée de la valeur permañente de la loi relative au sabbat. « Priez, disait Jésus dans Marc, 13, 18, pour que ces choses (les calamités de la fin) n'arrivent pas pendant l'hiver ». Matthieu (24, 20\ ajoute « ni un jour de sabbat ».

Les textes que nous venons de citer paraissent révéler chez le premier évangéliste une tendance Judaïsante. 11 serait cependant excessif, nous semble-t-il, de les considérer ?, sous prétexte qu'ils ne se trouvent que chez Matthieu, comme particulièrement caractéristiques. Si le point de vue de Matthieu avait été strictement judaïsant, il n’aurait pas admis dans son œuvre des éléments qui viennent de Marc et qui supposent un point de vue largement universaliste, exprimé sans pointe polémique, ce qui prouve que l'universalisme, dans le milieu auquel appartient l'évangéliste, n'est plus contesté. On doit donc mettre au compte, non de Matthieu, mais de ses sources, une bonne partie au moins des traits judaïsants relevés plus haut.

soire puisque dans le même discours on lit : « Vous n’achèverez pas de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'Homme

ne vienne » (70, 23).

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