ONE OR EN
… festin (14, 15-24 — Mt., 29, 1-10), mais il ne s'ac-
corde nullement avec la guérison de l'hydro-
pique (74, 1-6). Il est d’abord bien invraisem-
blable qu'un pharisien ait invité Jésus à un repas un jour de sabbat; en outre, le récit apparait comme nettement secondaire par rapport à la fois au récit de la guérison de l'homme à la main
sèche (6, 6-11) et à celui de la guérison de la
femme courbée (13, 10-17). IL a en commun avec le premier la question posée par Jésus avant la guérison et, avec le second, l'argument tiré de la manière de traiter les animaux par laquelle Jésus justifie son intervention. Nous avons donc affaire ici à une forme secondaire de tradition que Luc a intercalée dans le récit du repas chez le pharisien. Le caractère artificiel de la combinaison est évident.
Le morceau 14, 25-35, simplement juxtaposé à celui qui précède mais sans avoir avec lui de lien organique, contient des enseignements donnés à la foule sur les conditions qu'il faut remplir pour suivre Jésus (14, 25-27 — Mt., 10, 37-88) sans risquer de rester en route, comme l'homme qui entreprend la construction d’une tour ou le roi quiparten campagne sans avoir suffisamment calculé les ressources dont il dispose (14, 28-33). Le développement se termine par la parole sur le sel (14, 34-35 — Mt., 6, 13. cf. Mec., 9, 60).