‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 35 sur 141 · Baur, Ari. Unters., p. 536; ScuWeGLer, Das nachaposto · texte numérisé non relu

Baur, Ari. Unters., p. 536; ScuWeGLer, Das nachaposto

lische Zeilaller, 1, p. 458 s.: WITrichEN, Ueber den historischen Charakter der synoptischen Evangelien, Jahrb.f. d. Theol., 1866, p. 434 s.; Das Leben Jesu, lena, 1876, p. 37-39; Werzez, Die synoplischen Evangelien, p. 197 s. Lorsy, I, p. 28, se rapproche sensiblement de cette opinion.

pour justifier l'autorité du second évangile, sa composition aurait dû, semble-t-il, être plus directement mise en Fe avec un apôtre, par exemple par l’idée que l'on rencontre plus tard de Pierre donnant à Marc l’ordre de mettre son enseignement par écrit. Ce n'est pas tout. Si à l’évangile de Marc devait être mis sous l'autorité É d'un apôtre, pourquoi Paul, qui semblait tout in- — diqué n'a-t-il pas été choisi? Loisy (J, p. 27) dit que

garant de la tradition évangélique que Paul, ou bien parce quelenom dé Paul servait déjà de recommandation à Luc. Bacon ! pense que le passage

… T Pierre, 5,13, pourrait, en dernière analyse, avoir suggéré la conjecture d'une relation entre Pierre et

. Mare quiest à la base du témoignage de Papias!. Mais le rapprochement de 7 Pi., 5, 13 avec Actes, 12, 12, le fait que Marc. fut, en quelque mesure, mêlé à l'incident d’Antioche entre Pierre et Paul? empêchent de considérer comme imaginée la relation entre Pierre et Marc. Tout ce qui pourrait être fictif, c’est la transmission de narrations évangéliques de Pierre à

. Marc. Mais, d’une part, cette transmission, étant

4. B. W. Bacon, ls Mark a roman gospel ? Cambridge, 1919. (Harv. th. St, VID, p. 15.

2, Ce qui pourrait faire penser que c'est à ce moment-là que Marc quitta Paul pour suivre Pierre.

Pierre l’a été parce qu'il passait pour un meilleur

donnée l'existence d'une relation de Pierre avec Marc, est des plus naturelles; elle est d’autre part confirmée par le fait qu’un certain nombre de récits de l’évangile de Marc paraissent bien venir de Pierre. Il nous semble donc que si le témoignage du presbytre n'apporte pas de renseignements directs sur l’activité littéraire de Marc, il s’est pour le moins constitué autour d’un fait réel, à savoir la transmission de la tradition évangélique de Pierre à Marc. Sa genèse, comme leremarque Loisy (1, p. 27), s'explique beaucoup plus aisément ainsi.

Le commentaire dont Papias accompagne le témoignage du presbytre a une pointe apologétique non déguisée, il s’agit de montrer que le récit de Marc, bien que n' émanant pas d’un compagnon de Jésus, a cependant la valeur d'un témoignage apostolique. /Accessoirement Papias veut établir qu'on ne saurait opposer à l'autorité de l’évangile de Marc des défauts que, sans doute, quelques-uns lui reprochaient et qui sont certaines lacunes et l'absence d'une +421 c’est-à-dire d'une disposition et d'un ordre satisfaisants. Le premier défaut pouvait être reproché à Marc par comparaison, soit avec la tradition orale plus abondante, soit avec des évangiles, à certains égards, plus riches comme ceux de Matthieu, de Luc ou de Jean.

L'absence d’une :4%:: ne saurait être reprochée à l'évangile de Marc pris en lui-même, car on y

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discerne aisément un plan très net. L'évangile de Marc ne peut être qualifié d’évangile sans ordre que si on le compare à un évangile d’un type différent, dans lequel il serait séduisant de reconnaître celui de Jean!. Il semble que les défauts qui étaient reprochés à l'évangile de Marc et que Papias entend expliquer par les conditions dans lesquelles cet évangile avait été composé, l’aient été par comparaison avec un type d'évangile qui dominait dans la région où vivait Papias?.

Ce qu'il faut retenir du témoignage, c'est l’idée d’une certaine relation de la catéchèse de Pierre avec notre second évangile. Comme nous essayerons de le montrer, on pourrait supposer que de la catéchèse de l’apôtre dérive plus ou moins directement une des sources qui ont été utilisées pour la composition du second évangile à.

4. Contrairement à l'opinion de Agsorr (art. Gospels, E. B., II, col. 1813. 1817) et de divers autres critiques, nous croyans que Papias a connu le quatrième évangile. Nous reviendrons sur cette question dans notre prochain volume. £

2. Cette préoccupation de Papias de défendre un évangile écrit montre qu'il ne faut pas exagérer la portée de la prédilection qu'il affiche pour la tradition orale.

3. Il serait vain de préciser l'interprétation du fragment au point d'en extraire une indication sur la date de composition de l'évangile, bien qu'il paraisse naturel d'admettre, avec AD. Lixk, (Die Dolmetscher des Petrus, St. u. Kr., 1896, p. 405 s.) que Marc — si toutefois c'est lui qui composa l'évangile — écrivit de sa propre initiative et non sur l'ordre de l'apôtre et, sans doute après la mort de celui-ci.

Le témoignage de Papias sur l’évangile de Matthieu est ainsi conçu : Matôaics piv oùv Eépaid ixhémrew Ta Noyix ouvetd£aro, Rppiveucey d'abrà &s Av Dovartds Exasrtos. « Matthieu réunit les sentences [du

Seigneur) en langue hébraïque et chacun les tra- 4

duisit comme il put ».

Dequiémaneletémoignageainsirapporté? Vientil, comme une partie au moins de celui qui est relatif à Marc, du presbytre ou bien Papias parle-t-il en son propre nom ? À cause du parallélisme des deux notices, quelques auteurs leur attribuent la même origine !. Mais si ce parallélisme, que contredit d’ailleurs la différence de développement des deux morceaux, existe dans le texte de l'Histoire ecclésiastique, rien ne prouve qu’ilse soit trouvé aussi chez Papias et que le rapprochement des deux notices n'ait pas été fait par Eusèbe. Zahn (G. X., 1, p. 889) fait justement observer qu'Eusèbe, qui attache tant de prix à recueillir les témoignages anciens, n'aurait pas manqué de mentionner ici le presbytre Jean s’il avait pu le faire. C'est donc au témoignage de Papias, non à celui de Jean que nous avons affaire ?. La différence n'a d’ailleurs peut-être pas toute la portée qu'il

4. HozrzMaANN, S. ÆE., p. 249; Werrren8acy, Die Fragmente, p. 12; Jücicaer, Einl., p. 259.

2. Zaux, Einl. I, p. 254; Jacquier, Le N. T. ds. l'Egl. chr., I,

semble au premier abord, car même si Papias LE parle en son propre nom, il peut rapporter des : données traditionnelles. lei encore c’est l'étude DA intrinsèque du témoignage qui seule peut en dé- à terminer la valeur. 4 Cette valeur serait nulle si, comme le pense ; Rendel Harris, l'œuvre de Matthieu avait été un 12 recueil de passages prophétiques de l'Ancien Tes- Le - tament {voir p. 118 n. 1). Elle ne serait guère plus , considérables’ilfallait,commele pense Schmidtke!, ;

expliquer le témoignage de Papias par une

confusion relative à l'évangile araméen des ju-

déo-chrétiens qui n’aurait été en réalité qu'une traduction plus ou moins‘libre du Matthieu canonique. Rien n'autorise à penser que cette 2 traduction ait pu être connue en Phrygie, loin | de son lieu d'origine, dès l'époque de Papias, c'est-à-dire à un nn qui ne pourrait être que de très peu postérieur à celui où elle futfaite. En G outre Papias — puisque ce serait lui qui, dans cette hypothèse, serait l’auteur de [a notice — aurait certainement connu l’évangile canonique,

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