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Untersuchungen über die evangelische Geschichte, Gotha

court que l’évangile canonique qui, avee la collection des discours faite par Matthieu, constitue la base de la littérature évangélique.

Holtzmann, au contraire, soutint, en 1863, dans son ouvrage sur les Évangiles synoptiques, l'idée d’un proto-Marc plus long que Mare actuel et qui aurait contenu certains des éléments qui ne se trouvent que dans Matthieu et dans Luc. À partir de 1880, Holtzmann modifia son point de vue et renonça à l’idée d’un proto-Marc en faveur de l'hypothèse de Simons sur la dépendance de Luc à l'égard de Matthieu !.

Si, depuis 1860 environ, la priorité de Marc a rallié la majorité des suffrages, ilne serait cependant pas exact de la considérer comme universellement admise. Il est utile d'indiquer brièvement ici les opinions divergentes sur l'ordre de suecession des évangiles synoptiques.

La priorité de Luc ? sous la forme de la succes-

1864, ? Leipzig, 4901. Weizsäcker, comme Holtzmann, renonça plus tard (1886) à l'idée d’un proto-Marc pour se rallier à la théorie de Simons sur l'utilisation de Matthieu par Luc.

1. Sur les deux phases de la pensée de Holtzmann, voir Einl., p. 350. Parmi les critiques qui se sont ralliés à l’idée d'un proto- Marc, on peut encore nommer G. Meyer {1877), FEINE (1886-88), WReoe (1901), Jacogsen (1883) et ceux qui seront nommés plus loin à propos de la nouvelle forme de l'hypothèse (p. 101 s.).

2. De ces théories on peut, en un certains sens, rapprocher celle de Spitta (Voir p. 108s.), qui admet que la Grundschrift aété conservée plus fidèlement par Luc que par Matthieu et Marc.

sion Luc, Matthieu, Marc a élé soutenue dès le xvin° siècle par Büsching (Harmonie der Evangelien, Hamburg, 1766), et . Evanson (The disonance of the four generally received evangelies, . London, 1792); elle a été reprise au xix° siècle par Gfôrer (Kritische Geschichte des Urchristentums, IL Die heilige Sage, Stuttgart, 1838) et plus tard par Paul (Die Abfassungszeit der synoptischen Evangelien, Leipzig, 1887).

L'ordre de succession Luc, Marc, Matthieu a été défendu successivement par Vogel (Gabler's Journ. f. theol. Liter., I, 1804, p. 1-65), par Rœdiger (Symbolæ, 1827, p. 10), Schneckenburger (Beiträge zur Einleitung in's Neue Testament, Stuttgart, 4827, p. 16 s. Ueber den Ursprung des ersten kanonischen Evangeliums, Stuttgart, 1834), Noack (Aus der Jordanwege nach Golgotha, 1870) et par Mandel (Kephas der Evangelist, Leipzig, 1889). |

La thèse de la priorité de Matthieu a eu plus de défenseurs que celle de la priorité de Luc. Rappelons d'abord que, sous des formes diverses, elle a été admise par beaucoup de partisans de la théorie de l’évangile primitif, qui identifiaient plus ou moins complètement cet évangile à l’original hébraïque de Matthieu. C'est principalement par rapport à Marc qu'on a sffirmé la prio- rité de Matthieu, la question des rapports entre

notre premier et notre troisième évangile ayant en général beaucoup moins retenu l'attention. |

C'est l’évangile de Matthieu qui, par exemple, intéresse tout particulièrement Lutteroth (Essai d'interprétation de quelques parties de l’évangile de saint Matthieu, Paris, 1860-1867), qui, écartant aussi bien l'idée d’un recueil de discours que: celle d’un proto-Marc, admet que Matthieu fut rédigé en araméen vers 44, puis traduit en grec et que cette version servit de source à Marc et à Luc.

Keim (Geschichte Jesu von Nazara, 1, Zurich, 1867) admet l'indépendance de Luc par rapport à Matthieu, du moins par rapport au Matthieu canonique, Marc étant considéré comme dérivant à la fois de Matthieu et de Luc. Ultérieurement Keim modifia son opinion sur ce dernier point et n’admit plus la dépendance de Marc par rapport à Luc (Die Geschichte Jesu, Zurich, 1872), Grau (Entwichkelungsgeschichte des neutestamentlichen Schrifttums, I, Gutersloh, 1871) admet que Matthieu composa d'abord en araméen un recueil de discours de Jésus. Il le remania ensuite pour en donner une édition grecque complétée à l’aide des souvenirs de Pierre. Marc utilisa le Matthieu canonique d'une part, la prédication de Pierre de l’autre. Enfin Luc eut à sa disposition les œuvres de Matthieu, de Marc et des traditions pau- Jliniennes.

Nôsgen ! explique la formation de la littérature évangélique par deux sources primitives, un cycle de traditions apostoliques etun recueil araméen de discours de Jésus composé par Matthieu. Le -premier et le troisième évangile sont des combinaisons variées de ces deux sources. Marc, à son tour, est une compilation de Luc, des Logia araméens et des souvenirs de Pierre.

Holsten ?, transposant la théorie de l’école de Tubingue, voit dans Matthieu l’évangile primitif antipaulinien, dans Marc une réaction contre cet . évangile et enfin dans Luc un essai de conciliation des points de vue opposés des deux premiers évangiles. ;

Knabenbauer (Commentarium in ev. sec. Marcum, Parisiis, 1894) atténue notablement la thèse du caractère secondaire de Marc en admettant que le second évangéliste a bien connu l'œuvre du premier mais que c’est principalement de la catéchèse orale qu’il s'inspire dans la rédaction de son récit.

Plus récemment Hadorn (Die Entstehung des Marcusevangeliums, Gutersloh, 1898), Hauss-

1. Derschriftstellerische Plan desdritten Evangelisten,St.u.Kr., 1876, p. 265-294 ; Der Ursprung und die Entstehung des dritten

Evangeliums, SE. u. Kr., 1880, p. 49-140. Kurzgefasstes Kommentar zum Neuen Testament, 1, Nordlingen, 1886.

2. Die drei ursprünglichnoch ‘ungeschrièbenen Evangelien, Karlsruhe, 1883 ; Die drei synopltische Evangelien, Heidelberg,1886 -

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leiter (Probleme des Mattheusevangeliums, Gutersloh, 1900) et Bolliger (Marcus der Bearbeiter, des Mattheusevangeliums, Basel, 1902), ont soutenu dans toute sa rigueur la thèse de la dépendance de Marc par rapport à Matthieu.

Un certain nombre de critiques supposent entre les évangiles de Matthieu et de Marc des relations assez complexes. [ls admettent que Marc, secondaire par rapport au Matthieu primitif araméen, est, par contre, primitif par rapport à la forme grecque et canonique du premier évangile !. Telle est, par exemple, la théorie développée par Theodor Zahn (Einl., II, p.322), à laquelle serattachent un certain nombre de ses disciples, notamment Wobhlenberg (Das Evangelium Markus, Leipzig, 1910) ‘, et que professaient d’autre part, depuis Schanz (Commentar ueber das Evangelium des heiligen Marcus, Freiburg i. B., 1881)

1. À diverses époques plusieurs autres critiques ont fait jouer dans leurs théories un rôle à l’idée d’une différence plus ou moins profonde entre deux formes de l'évangile de Matthieu. Telssont SIEFFERT (1832), SCHNECKENBURGER (1834), Sorau (1899), (sur ce dernier, voir p. 409 s.) et en dernier lieu HERMANN Groscu, Der Umfang des vom Apostel Matthaüs verfasslen Evangeliums oder des aramaischen Matthäus, Leipzig, 1914. Grosch admet que, Matthieu a écrit son évangile en araméen entre 41 et 46, puis qu'il l’a traduit en grec entre 80 et 90, en le complétant au moyen d'éléments empruntés à Marc (lequel avait utilisé, outre le Matthieu araméen, le souvenir des HNERREnt de Pierre),et d’autres additions.

un certain nombre de théologiens catholiques comme Batiffol, Gigot, Camerlynck et Coppieters (cités par LacranGe, Mc., p. XXXV s.)

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