Voir Maurice Gocuez, Mc., p
2. Scuwartz, Ueber den Tod der Sôühne Zebedaei, Ab. d. Kgl. Ges. der Wiss. zu. Goettingen, Phil. Hist. Kl., N. F. VII. 5. (4904), p.25; LAGRANGE, Me., p. xxu. JAcQuiER (Le N.T. dans l'Egl. chr., 1, p. 195) croit que nec ipse vise à Paul qui vient d'être nommé, maisil n’est pas dit expressément dans le fragment que Paul n’a pas assisté au ministère de Jésus.
3. On objecte à cette interprétation que l’on ne voit pas comment comprendre le mot éamen. Est-il’ surprenant qu'on soit hors d'état de traduire d'une manière entièrement satisfaisante un fragment mutilé isolé de son contexte?
post ascensum Christi cum eum Paulus quasi ut Juris studiosum secum adsumpsissel, nomine suo ex opinione conscripsit, dominum tamen nec ipse vidit 1n carne, et ideo prout assequi potuil ita et a nativitate Johannis incipit dicere 1, ce qu’on peut traduire : « Le troisième livre de l'Évangile [est] selon Luc. Luc est cemédecin que, après l’ascension du Christ, Paul emmena avec lui en qualité de … Il écrivit sous son nom d'après ce qu'il avait entendu raconter ?. Lui-même en effet n'a pas vu le Seigneur dans la chair, c'est pourquoi [il écrivit] suivant les renseignements qu’il put obtenir en commencant son récit à la naissance de Jean. » Si on examine de près ce témoignage, on voit qu’en somme il ne contient rien qui n'ait pu être extrait des données néo-testamentaires sur Luc.