‹ Introduction au Noveau Testament (volume 2)Chapitre 69 sur 127 · Hawxins (p. 110 s.) en a dressé une liste de · texte numérisé non relu

Hawxins (p. 110 s.) en a dressé une liste de

par Matthieu et l’autre par Luc. Dans la presque

totalité des cas de ce genre, il s’agit de- détails si insignifiants qu'on ne peut pas les interpréter, ainsi que le faisait, par exemple, Griesbach, comme une preuve de la combinaison de Matthieu et de Luc par Marc. Comment concevoir, en effet, qu'un rédacteur qui aurait pris soin de recueillir dans chacune de ses sources d'aussi infimes détails, ait laissé de côté tant de choses, à tous égards, plus importantes ? D’une manière générale, il s’agit ici dé détails qui sont en relationavec cettemanière un peu plus ample que Marc a de raconter êt qui fait que si son évangile est le plus court des synoptiques, c'est cependant chez lui que se trouve, en général, la forme la plus longue des récits.

C'est, en effet, le plus souvent à une simple abréviation du récit que nous avons affaire dans les cas dont nous parlons. En voici quelques exemples : Mc., 4, 21: « soùs le boisseau ou « sous le lit » ; cf. M£., 5, 15 : « sous le boisseau »; Le., 7, 16 : « sous le lit ». Mc., 10, 29 : « à cause de moi et de l'Évangile 5, "cf: ME., 19, 29 : « à cause de mon nom »; Le., 18, 29 : « à cause du Royaume de Dieu ». Mc., 14, 30 : « aujourd’hui, cette nuit même » : cf. Mr., 26, 34 : «cette nuit »; Lc., 22, 34 : « aujourd’hui! ».

1. Il faut rapprocher de cette série de faits les cas où l'abrévia-

Dans quelques cas, l'emploi d’une expression double par Marc n'est pas seulement l'effet d’une certaine redondance ou d’une certaine prolixité. de la narration, mais chacun des termes employés répond à une nuance particulière de la pensée et c’est parce qu'ils n’ont pas saisi cette nuance que Matthieu et Luc ont abrégé. Ainsi, à propos des malades que l'on amène à Jésus au soir de la première journée de Capernaum, Marc (1, 32) dit : « Le soir étant venu, lorsque le soleil fut couché ». L'intention de l’évangéliste est d'indiquer que le sabbat étant passé, on peut apporter les malades à Jésus. Matthieu et Luc n’ont pas saisi le sens de cette indication. Le premier dit : « Le soir venu... » (8, 16), le second : « Au coucher du soleil » (4, 40). Dans le récit de la guérison du lépreux, la double expression de Marc (1, 42), « sa lèpre s’en alla et il fut pur », vise la guérison et l’état de pureté qui en.est la conséquence. Matthieu (8, 4) dit : « sa lèpre fut nettoyée », Luc (5, 13) » la lèpre le quitta ».

tion. est faite de la même manière par Matthieu et par Luc (p. ex. Mc., 2, 25 et par. 3, 26 et par. 12, 14 et par. 14, 43 et par.), ceux où l'abréviation n'est faite que par l’un d'eux, soit que l’autre reproduise le texte de Mc. (par Matthieu : Mc., 2, 20 el par. 6,36 et par. par Luc. : Me., 4, 5 et par. 13, 28-29, et par.), soit que l'autre n'ait pas de parallèle au passage considéré (par Matthieu : Mc., 5, 23; 6, 4; 9, 2et par. par Luc: Me., 5, hr 39 et par.).

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