‹ Introduction au Noveau Testament (volume 2)Chapitre 71 sur 127 · Voir aussi Mc · texte numérisé non relu

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ta 26 et les passages parallèles.

suivent ici une autre source que le récit de Marc.

IT. Dans un second groupe de passages, l'accord entre Matthieu et Luc porte sur un détail tellement accessoire et s'accompagne de telles différences qu'il peut être considéré comme fortuit et n'autorise aucune conclusion précise. Ainsi, dans la parabole du semeur, Matthieu (13, 3) et Luc (8, 5) ont l’un et l'autre dans la phrase « un semeur sortit pour semer », l’article devant l'infinitif, alors que Marc (4, 3) ne l’a pas, mais Matthieu a l’infinitif présent, tandis que Luc et Marc ont l’aoriste et Luc a un complément, « la semence », que n'ont ni Marc niMatthieu f.

III. Dans un certain nombre de cas, l'accord entre Matthieu et Luc paraît plus important; mais quand on examine les choses de près, on constate que le premier et le troisième évangéliste ont pu, indépendamment l’un de l’autre, corriger le texte de Marc qui contenait soit une construction ou uneexpressionrare, incorrecte ou obscure, soit une erreur. L'expression de Marc, 2, 16, « les scribes d’entre les pharisiens », qui est un peu anormale, est changée à la fois par Matthieu (9, 11 : les pharisiens) et par Luc (5, 30 : les pharisiens et les scribes). Marc (3, 18) donne à André le quatrième rang dans l’énumération

4. Voir aussi Me., 4, 16; 6, 32. 86; 8, 29; 10, 41; 12, 85 et les passages parallèles.

des apôtres. Matthieu (70,2) et Luc (6,14) le nomment le second, sans doute dans l'intention très naturelle de le rapprocher de son frère Pierre. Dans Marc (4, 41), on trouve juxtaposés un aoriste et un imparfait, Matthieu (13, 27) et Luc (8,25) évitent l’un et l’autre cette construction anormale. De même ils mettent au pluriel (Mt., 13, 27. Le., 8, 25) le verbe qui, dans Marc (4, 41),a pour sujet le vent et la mer. L’expression inexacte « le roi Hérode » (Mc., 6, 14) est remplacée (M£., 14, 1. Le., 9, 17) par « Hérode Je tétrarque ». Par deux fois la forme « après trois jours » (8, 31; 10, 34) est remplacée (M£., 16, 21; 20, 19. Le., 9, 22 ; 18,33) par « le troisième jour », expression mieux adaptée à la foi à la résurrection de Jésus le dimanche matin. Dans le récit de la préparation de l'entrée de Jésus à Jérusalem, l’expression « apporter l'âne » (Mc., 11, 2. 7) est remplacée (M4., 21,2.7. Le., 19, 30. 35) par le terme plus propre de « amener » !.

4. Voir aussi Me.,f, 10; 2, 23-26 :4, 11.15.19, 4:10, 51:42, 12; 14, 86.65 ; 15, 1.41, et les passages parallèles. Il faut mentionner ici les corrections stylistiques faites simultanément par Matthieu et par Luc, par exemple, pour le verbe dire, le remplacement des formes du présent et de l’imparfait par celles de l'aoriste (Me., 2,5. 8.17. 24; 8,4. 98; 4, 11; 8, 99:9, 5. 19; 40, 27; 14,18: 15,2 el par.), le participe substitué à la juxtaposition de verbes au temps personnel (Mc., 4, 38.41 ; 11, 29 ; 12, 8.48 et par.) et diverses autres corrections soit de termes, soit de constructions (Me., 1,29. 82, 84. 40. 41; 9, 4.8.9. 19. 26: 8,5; 4 M5 6, 7.

De même, l’omission de certains détails qui ne se trouvent que chez Marc, s'explique par le fait qu'ils ne présentaient pas, ou qu’ils ne pré-sentaient plus d'intérêt pour les lecteurs de Matthieu et de Luc: ainsi le surnom de Boanergès donné aux fils de Zébédée (3, 17), le jeune homme qui s'enfuit nu au moment de l'arrestation de Jésus (14, 51-52) et la mention d'Alexandre et de Rufus à propos de Simon de Cyrène (15, 21). - On peut rattacher au même ordre de faits l’omission que font Matthieu et Luc des termes araméens employés par Marc (5, 41; 7,11 ; 10,51; 14, 36).

Parfois Matthieu et Luc ont omis un détail que

leur ignorance des lieux ne leur permettait pas de comprendre, par exemple, le fait que Jésus ne permettait pas de traverser le Temple avec un fardeau (11, 16), ce que n'étaient pas à même de comprendre ceux qui ne pouvaient pas se représenter la disposition du parvis. L’omission du mot éruéarwv (14, 72), obscur et peut-être corrompu, par lequel est caractérisée l'impression que produit à Pierre le regard que Jésus lui jette après le reniement est un fait du même ordre.

33: 8, 36; 9.7. 81; 10, 46; 12, 22. 93. 99. 91; 13, 19. 25; 14, 11. 37. 54. 61:15, 43 etc. et par.). Sur ces procédés rédactionnels, voir Firmin NicoLannor, Les procédés de rédaction des trois premiers évangélistles, Paris, 1908, notamment, p. 415.

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