Luc en a 250 (Swete, p. XLVII
3. Swere dit 10. LAGRANGE (p. LXIV) fait remarquer que Swete lui-même cite l'emploi de deux d'entre eux par Strabon.
trouvent aussi chez Matthieu et 29 qui se trouvent aussi chez Luc.
En résumé, sur les 1.270 mots du vocabulaire de Marc (les noms propres étant exclus), 79 sont particuliers à Marc (dans le Nouveau Testament), 202 ne se trouvent que dans les autres synoptiques, 125 sont répartis dans les divers livres ou groupes de livres du Nouveau Testament!.
Comme particularité, il convient, sans entrer dans d’autres détails, de noter la prédilection de Marc pour l'emploi de xx que l’on rencontre très souvent là où les autres évangiles ont 34. Ce fait est en relation avec la tendance de Marc à juxtaposer les récits et les propositions plutôt qu'à les organiser et à les construire. Peut-être constitue-t-il aussi un aramaïsme ? ? :
3° La syntaxe.
Le caractère principal de la syntaxe de Marc est l'absence de liaison des propositions entre elles;
4. Hawkins (p 164) donne des chiffres un peu différents: il compte 11 mots particuliers à Marc dont 19 ne sont pas classiques et 31 manquent dans les LXX.
2. Morrarr (Introduction, p. 231) note encore la prédilection de Marc pourles diminutifs Ouyèrprov, ix00dta, xopasiov, xuvaptoy, mœtdtov, nholaptoy, TapLov. £
3. SweTe, p. XLVILS.; WeLLHAUSEN, Einl., p. T s.; LAGRANGE, Me., p. LXVITS
le plus souvent, elles sont simplement juxtaposées. La rareté des particules de liaison, signalée plus haut, est en relation directe avec ce fait. La parataxe peut être considérée comme une des caractéristiques principales de la langue du second évangile !. Il y faut joindre l'anacoluthe et l'asyndète qui sont moins des habitudes et des procédés d'écrivain que l'indice d'absence de préoccupations littéraires et les caractéristiques- d'une narration populaire vivante et animée. Marc raconte, et sa rédaction suit de très près l'allure du récit oral. Il lui laisse sa vie, sa spontanéité et son mouvement sans l’asservir aux formes rigides que réclamerait un grammairien un peu exigeant; de là aussi la construction @d sensum fréquente chez lui et la prédilection qu'il a pour l'emploi des mots vOÿs, ebféws, raszyeïuz qui donnent plus de vivacité au récit. C'est aussi par la liberté d’allure de la narration populaire qu'il faut expli- quer les fréquentes variations dans Femploi des temps et l'alternance que l'on ne peut expliquer par des règles précises entre le présent, l’imparfait et l'aoriste ?. On peut expliquer de même la répétition des négations, i'emploi de cer-
1. On peut rattacher à la parataxe le fait que souvent le relatif est remplacé par une simple conjonction (WELLHAUSEN, Einl. p. 15).