GODET, III, p. 699 ; B. We:rss, p. 634 ; HoRN, p
HerTMÜLLER (p. 184) penche vers cette hypothèse. 4. HAUSSLEITER, Zwei apostolische Zeugen, p. 49 s. Il indique (p. 42) qu’une hypothèse semblable avait été proposée
avant lui par Jon. GERHARDT, J. LIGHTFOOT,et HENGSTEN- BERG.
en diminuée. Nous ee. te ue à o!jauey un sujet indéterminé et voir, dans « nous
SavOns », léquivalent de «on sait »,
Le verset 24 peut-il être attribué à la même
main que le reste du chapitre 21! ? Il semble,
au premier abord, que ce soit une glose margi-
nale,. quelque chose comme une note d’édiceur qui aurait accidentellement pénétré dans le texte. N’est-il pas, en effet, impossible d’attri-
buer à une même main deux versets qui se suivent et dans lesquels l’auteur parle successivement au pluriel (oïauev) et au singulier (oiuu)*? Cet argument tombe si l’on admet notre interprétation de siôauey. Au verset 24, le verbe est au pluriel parce que l’auteur rapporte le sentiment commun ; il emploie le singulier au verset 25, où il parle en son propre nom.
Le verset 24 se relie d’une manière très tie faisante au verset qui précède et, si on le sup-
primait, la fin du développement relatif au
1. Le o. 24 est attribué à l’auteur du ch. 21 par B. Weiss
@: 620 s.), KLôPrER (Z.f.wiss. T'h., 1899, p.378 s.), J. RÉVILLE
‘ (p- 307). Il est attribué à une autre main par EBERHARDT, p. 69), CALMES (p. 472). HORN (p. 80) pense que le v. 24 est d’une autre main, mais qu’il a été écrit avec l’approbation,
peut-être même sur la suggestion de l’évangéliste.
2. L’auteur de la version syriaque du Sinaï semble avoir eu ce sentiment, c’est pour cela qu’il a supprimé oipa: au v. 25.
disciple bien-aimé aurait un caractère bien , abrupt. Tes © Une hypothèse permettrait peut-être de con- cilier les impressions contraires que produit le texte du verset 24. Elle consisterait à admettre que l’auteur de ce verset, celui que, pour plus de-commodité, nous pouvons appeler l’éditeur de l’évangile, a ajouté les récits du chapitre 21, mais qu'il ne les a pas écrits, au sens strict du mot, puisqu'ils existaient avant lui. Son rôle se serait borné à les introduire dans l’évangile et il pourrait l’avoir fait parce qu'il leur attribuait la même origine qu’à l’évangile lui-même, La chose est assez aisément concevable puisque, comme nous l’avons vu, le récit fondamental du chapitre 21 paraît, par ses origines, apparenté à des récits utilisés dans la première partie de l’évangile. L’éditeur, en recueillant ce cycle de traditions, et en l’incorpcrant à l’évangile, a pu avoir le sentiment de l’enrichir d’éléments johanniques que l’auteur avait laissés-de côté mais qu’il y avait intérêt à retenir parce qu’ils fournissaient une arme efficace pour combattre la légende relative au disciple bien-aimé. Il faudrait, dans cette hypothèse, attribuer entièrement à l’éditeur le verset 28 qui souligne le sens véritable de la réponse faite par J ésus à la question de Pierre sur le sort de l’autre disciple.
Le mot yedbac, au verset 24, ne doit pas être pris dans un sens trop rigoureux. Il ne faut pas en déduire que les récits de 21,1-22 étaient tout rédigés par écrit et que l’auteur s’est borné à les introduire sans y rien changer. Il suffit d’admettre que ces récits existaient, sous une forme ou sous une autre, et que l’éditeur n’a eu que le sentiment de recueillir des traditions qui remontaient au disciple PRESSE derrière lequel il s’effaçait.
Peut-être cette hypothèse explique-t-elle le caractère linguistique un peu particulier du chapitre 21. Les affinités très grandes qu'il a avec les vingt premiers chapitres tiennent à la parenté de son contenu avec l’évangile lui-même et au fait que léditeur s’est inspiré des vingt premiers chapitres en écrivant le vingt et unième. Ce qu’on peut observer de différences entre la langue et le style du chapitre 21 et ceux des vingt premiers chapitres, résulte de l’im- . possibilité où s’est trouvé l'éditeur d’entrer complètement dans la langue et dans le style de son modèle.
Ïl y a, sans doute, dans cette Do at des éléments qui restent conjecturaux. Mais certains points essentiels nous paraissent établis. Le chapitre 21 constitue une addition faite à l’évangile pour souligner le rôle de Pierre et du disei-
ne dans ur sur Fe sort Re ce derni.
En introduisant ces récits, l'éditeur n’a De
ments étrangers à sa FH Tasse il a té non comme son sentiment personnel seulement,
mais comme l’opinion commune du milieu Has À lequel il vivait, que l’évangile était l’œuvre du. disciple bien-aimé (SraNToN, 211, p. 146). Ise ni peut qu’en le faisant, il ait contribué à accréditer, Sur l'origine de l’évangile, une tradition 4 e étrangère à la rédaction première du livre. PE