LE PROBLÈME
‘ [2 Bien que le quatrième évangile se présente ‘comme une œuvre anonyme, il contient certains passages qui paraissent fournir quelques indicaipiras sur son auteur. Ces passages sont de deux sortes. Dans le prologue, d’abord, l’auteur parle à la première personne. On remarque, en outre, : que des personnages qui, dans les synoptiques, appartiennent au groupe le plus intime des amis de Jésus, il en est un, Jean, qui n’est pas nommé dans le quatrième évangile et qui n’est directe- ment mentionné qu’une seule fois dans l’appen- dice où, avec son frère,
il est désigné par la
Fe : «les fils de Zébédée » (21, 2). Par contre, un disciple, dont le nom n’est pas donné, bien qu’il semble être un personnage de premier plan, apparaît à plusieurs reprises. Ces deux faits suggèrent un rapprochement et une hypothèse. N’y aurait-il pas corrélation entre eux ? Le disciple anonyme du quatrième évangile ne serait-il pas l’apôtre Jean ou, du moins, n’a-t-il pas été identifié à lui par l’évangéliste ? La comparaison de certains passages, où figure l’anonyme avec les éléments parallèles de la tradition synoptique, confirme cette hypothèse ;
mais on ne peut ipso facto l’étendre à tous les :
textes qui mettent en scène un disciple sans le
nommer. Tous ne présentent pas le même carac-
tère : dans les uns, l’anonymat est complet, tandis que dans les autres, il y a, au moins, une désignation indirecte par l’emploi du terme de disciple bien-aimé accompagné d’une allusion plus ou moins explicite au dernier repas.