‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 128 sur 192 · LU À CT · texte numérisé non relu

LU À CT

versets 14 et 16. Les Hot ÔTL EX TOÙ rAnLOaT oc. 4

- qui ouvrent ce dernier verset, doivent nécessai-

rement être rapportés à quelque chose et ne.

peuvent l'être qu’à l’affirmation centrale du

verset 14. Ils font donc considérer le verset 15. comme une interpolation!.

Il faut, pensons-nous, souscrire à à l'opinion de Wellhausen (p. 26) qui considère comme secondaires les versets 5,28-29. II est dit, aux versets .

‘26-27, que Jésus a reçu du Père le pouvoir d’opé-

rer une séparation entre ceux qui, croyant à

\ sa prédication, obtiennent la vie et ceux qui,

la repoussant, sont voués à la mort. Les versets 24-26 montrent que ce pouvoir s'exerce aussi bien sur les morts que sur les vivants. C’est à ceux-ci que s’applique le verset 25 : « Les morts entendront sa voix et ceux qui l’auront entendue vivront ». Dans ce verset, le mot entendre n’a pas les deux fois le même sens. Dans le

1. C’est ce qu’admettent entre autres BLASS (qui met ce verset entre crochets, cf. p. XIV s.), WELLHAUSEN (p. 8), BACox (p. 477 s.), Wenpr (Schichten, p. 27), MOFFATT (Introd., p. 552), D. Vozrter (Grundlage und Ueberarbeitungen im Evangelium des Johannes, Theol. Tijdschr., 1910, p. 449).

SCHWARTZ (1, p.367, n. 1) tente de relier le verset 15 au verset 14

en voyant dans le « nous » les disciples de Jean-Baptiste, ce qui ne va pas sans de graves difficultés. Moins satisfaisante encore

- est la transposition proposée par D.-H.MüLLER (Das Johannes-

evangelium im Lichte den Strophentheorie, Wien, 1909, p. 2), qui veut rejeter les versets 15-16 après les versets 17-18.

second cas, il signifie « accepter », « être persuadé ». L'auteur conçoit done que, dans des conditions qu’il ne précise pas, les morts seront mis à même d’entendre la prédication du Fils de l'Homme et que leur sort sera fixé par l’accueil

qu’ils lui auront fait. C’est une conception très

différente qu’on rencontre aux versets 28-29, où

il est dit que les morts sortiront de leurs sépul- M +

cres à la voix du Fils de l'Homme et qu’ils ressusciteront pour la vie ou pour la condamnation, suivant le bien ou le mal qu’ils auront fait. Le Fils de l'Homme des versets 28-29 est un juge,

ce n’est pas un Sauveur. Ces versets sont un

fragment de tradition eschatologique peut-être

fort ancienne qui n’a rien de spécifiquement

chrétien. Il a été introduit pour corriger l’eschatologie toute spirituelle du quatrième évangile

en la rapprochant de l'eschatologie commune

de l'Eglise.

Page 1