On en trouvera le détail dans CLEMEN, p
2. PAUL (On two dislocations in John's Gospel, Hibbert Journal, 1908-9, p. 662 s.) se borne à placer les chapitres 15 et 16 après 13,35. Lewis (Disarrangements in the’ Jourth Gospel, P. 35-50) met les chapitres 15 et 16 après 13, 32.
sieurs demeures dans la maison du Père où Jésus va préparer des places pour les siens. Ils savent où va Jésus et quel en est le chemin (14,1-4). En réponse à une question de Thomas, Jésus précise que ce chemin, c’est lui-même (5-7). Répondant à Philippe qui a demandé à voir le Père, Jésus affirme l'unité qu’il y a entre le Père et lui et annonce. qu'il y aura une unité semblable entre lui et ceux qui croiront en lui (8-14). Après cette parenthèse provoquée par les questions de Thomas et de Philippe, le dis- . cours revient à son point central : Jésus promet aux disciples qui vont être laissés seuls l'Esprit par lequel lui-même se révélera à eux (15-21). L'idée de la communion ainsi réalisée avec le fidèle est reprise en réponse à une question de Jude (22-24). Enfin, vient la conclusion où Jésus déclare que son enseignement sera renou- - velé et complété par l’Esprit, puis prend congé
. deses disciples (25-31).
A défaut d’un enchaînement dialectique très serré, ce morceau présente une unité organique . et une progression bien marquée de la pensée. C’est déjà une raison de n’accueillir qu'avec - réserve la théorie de Wellhausen!, sur la compo- ‘sition de cette première partie des discours dans
ue WELLHAUSEN, p. 63 s. Nous avons accepté cette explication dans Passion, p. 685.
laquelle il croit reconnaître la juxtaposition de deux conceptions différentes. D’après lune, Jésus revient lui-même auprès de ses disciples ; d’après l’autre, il leur envoie le Paraclet. Ces deux idées se rencontrent, en effet, dans le chapitre 14, mais sont-elles réellement contradictoires ? Les deux notions de la venue spirituelle du Christ et de l’envoi du Paraclet par le
Christ peuvent être conçues comme deux tra-
ductions complémentaires d’un même fait, l’action mystérieuse exercée sur le croyant par
le Christ glorifié, action qui, par sa nature,
échappe à toute définition. rigoureuse.
Les chapitres 15 à 17 peuvent être considérés comme un exposé parallèle à celui de 13,31-
14,31”, mais dont le développement est moins
cohérent et moins harmonieux. Cette partie du
discours s’ouvre par la parabole de la vigne
suivie de l’application de cette parabole (15,1- 17) ; puis Jésus parle de l’hostilité que le monde témoignera aux disciples (15, 18-16,5). C’est dans ce développement que se trouve la promesse
du Paraclet. Elle est reprise (16,6-7) et com-.
plétée par un enseignement sur son rôle qui consistera, d’une part, à convaincre le monde de
1. MErx, p. 423 s. ; HEITMÜLLER, p. 154 ;, BAUER, p. 142 ; Lorsy, p. 52 s. 416.