‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 134 sur 192 · RMS, FR AR DEP EN LA COMPOSITION DE L'ÉVANGI · texte numérisé non relu

RMS, FR AR DEP EN LA COMPOSITION DE L'ÉVANGI

LE an . péché et, de l’autre, à conduire les disciples dans toute la vérité (16,8-15). Jésus revient ensuite à l’idée de la séparation et de la douleur qu’elle causera aux siens. Mais la douleur des disciples

AOPET WE Le Le ÿ sera changée en joie parce que leurs prières .

seront exaucées (16,16-24). Puis viennent des paroles qui semblent bien avoir l’allure d’une

conclusion. Jésus déclare avoir parlé en para-

boles, mais annonce, faisant allusion à l’enseignement du Paraclet, que l’heure viendra où il parlera ouvertement (16,25-28). Les disciples qui ont entendu ces paroles proclament leur foi (16,29-80), mais Jésus leur annonce qu’ils se disperseront et le laisseront seul. Il leur prédit des afflictions dans le monde, mais les invite à prendre courage car il a vaincu le monde (16,31- 33). Le chapitre 17 est comme une seconde conelusion à laquelle on a donné le nom de prière sacerdotale!. Sous forme d’effusion mystique, Jésus retrace l’œuvre qu’il a accomplie et parle de l’avenir qui S’ouvre devant les disciples.

On le voit, s’il n’y à pas de développement systématique régulier dans les chapitres 15 à 17, on n’y peut relever aucune contradiction avec les chapitres 13 et 14. La pensée exprimée dans

1.11 apparaît, pour la première fois, au xvi° siècle, chez le théologien luthérien Davip CHYTRAEUS.

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les diverses parties de ce discours reste la même. Il n’y a aucune raison d’attribuer les éléments qui le constituent à des couches rédactionnelles distinctes bien que, d’autre part, la manière dont ils sont agencés permette parfaitement de

concevoir que, dans les chapitres 15 à 17, sont

entrés certains éléments qui ont eu antérieurement une existence indépendante.

La comparaison des deux parties des discours des adieux ne révèle, au point de vue de la pensée, aucune différence qui oblige à ne pas les attribuer au même auteur!. Au point de vue de la langue, aussi, l’homogénéité est complète entre elles, ainsi que cela ressort des rapprochements suivants qui portent aussi bien sur la pensée que sur l’expression : 15,8. cf. 13,10 — 15,7. cf. 14,18 — 15,10. cf. 14,15.21 — 15,12.17, cf. 18,34. — 15,16 ; 16,28. cf. 14,13.14. — 15,20. cf. 18,16. — 16,18. cf. 14,16.17.26. — 16,16.33. cf. 14,19.27.80. — 17,3.28. cf. 14,50. — 17,8. cf. 14,10, — 17,21.28. cf. 14,31 2.

1. Ce point a été développé par Corssen, Die Abschiedsreden Jesu im vierten Evangelium, Z. N. T. W., VIII, 1907, D: 125-142 00.

2. Il faut ajouter que, dans les deux parties du discours, on rencontre une série d'expressions qu’on retrouve dans des passages qu’il ÿy a de bonnes raisons d’attribuer à l’évangéliste :

13,33, cf. 7,83,34 ; 8,21. — 13,37. cf. 10,11. — 14,6. cf. 11.25. — 14, 7. cf, 1,18. — 15, 4, 7 7. cf. 6, 56 ; 8, 81, — 15, 10. cf. 10,

C’est sur la base des observations qui précèdent qu’il faut essayer de comprendre les relations des deux parties du discours dés adieux. On peut a priori concevoir deux théories pour les expliquer. On pourrait, avee Loisy (p. 52 s. cf. p. 416), voir dans les éléments constitutifs de la seconde partie, qui ont un caractère beaucoup moins organique que ceux de la première, des morceaux librement composés par l’évangéliste, des méditations ou des hymnes qui célèbrent divers aspects de l’œuvre du Christ et dont certains — l'hypothèse paraît naturelle notamment pour le chapitre 17 — pourraient avoir été conçus pour s’encadrer dans la liturgie. Un rédacteur, peut-être l'éditeur, aurait recueilli les morceaux et, pour les empêcher de se perdre, les aurait joints au discours de 13,31-41 dont ils n'étaient, en somme, qu’une première esquisse. Au lieu de cette hypothèse, on pourrait en concevoir une autre qui consisterait à voir dans les chapitres 15 à 17, une addition faite après coup à son œuvre par l’évangéliste lui-même. C’est, en effet, aux, chapitres 15-17 et non à 13,31-14,31

18 ; 12, 49. 50. — 15,10. cf. 8, 51. 52. — 15, 11 ; 17, 18. cf. M1, 24 15:13. ef, 10, 11.15.17. 18. — 15, 16..19. cf. 8, 70. 13, 18. — 15, 185. ef. 7,7. — 15, 19 ; 17, 14. cf. 8, 23. — 16, 2. 32, cf. 4, 28 ; 5, 25. 28. — 7, 17, 6. cf. 2,11 ; 9, 8. — 17, 8. cf. 6, 69 ; 10, 14.

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