CRE
PRICA
Ne “+ nn EN SO Es CAT TS PSE MCE 396 HE RE QUATRIÈME ÉVANGILE et Matthieu donnent à l’épisode, on reconnaît les débris d’une forme plus ancienne dans
=. laquelle-les auditeurs de Jésus lui demandaient d'accomplir quelque miracle, et où Jésus ne pouvait ou ne voulait pas leur donner satisfaction à cause de leur manque de foi. Jean n’a donc pas ici pour scuree les récits synoptiques actuels ou ces récits seulement ; il en a connu
une forme plus ancienne.
110 La guérison du fils de l'officier royal de © Capernaum (4,46-47. 49-54.) — Ce récit, par sa conclusion qui en fait le second miracle de ne. Jésus, se relie à l’histoire des noces de Cana et 5 doit être attribué à la source galiléenne. Il présente avec le récit de la guérison du serviteur Se du centenier de Capernaum qui vient des Logia ie (Mt., 8,5-10.13. Lc., 7,1-10), des analogies telles ds qu’il n’en doit être considéré que comme une recension parallèle. :
Il n’y a aucun indice d’une relation particulière du récit de Jean soit avec Matthieu !, soit
av 1. Le seul contact particulier que Jean ait avec Matthieu Ha est que Matthieu parle du xaïc, ce qui peut signifier aussi bien
| enfant que serviteur, tandis que Lue emploie parfois le terme de Goùloc, ce qui exclut l'interprétation de raïs qu’il emploie aussi, dans le sens de enfant. Mais le texte de Luc semble ici secondaire ; il peut résulter de l’interprétation que le troisième évangéliste a donnée du terme de rois. Le texte de Jean peut
avec Luc! : Le nt. de Jean a ie détails qui lui sont propres. La scène se passe à Cana et non à Capernaum. Ce trait pourrait s’expliquer par une accentuation du caractère miraculeux de la guérison à distance ; cependant, il vaut mieux le mettre en relation avec le fait que
. la tradition galiléenne particulière au quatrième
| évangile paraît faire résider Jésus à Cana plutôt qu’à Capernaum. En second lieu, le personnage mis en scène est un officier royal et non un centenier, c’est-à-dire un‘officier romain. Sur ce point, le terme employé par Jean est plus.-exact. Du temps de Jésus, la Galilée était sous l’autorité d’Hérode Antipas, le tétrarque, et non directement sous l'administration romaine. Le quatrième évangéliste est, en général, trop peu renseigné sur l’histoire de la Palestine au temps de Jésus pour qu’il soit possible de penser à une correction intentionnelle de sa part. Le terme d’officier royal doit donc venir de sa source et avoir été corrigé dans les Logia par adaptation à la situation qui existait au moment de la
done s’expliquer par la source commune sans dépendance par- -ticulière à l'égard de Matthieu.