WELLHAUSEN, p. 81 ; SCHWARTZ, I, p. 351 ; Le pat
367 ; MAURICE GOGUEL, Passions D:19,
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obliger à attribuer l'indication à la source car les autorités juives pourraient craindre un mouvement populaire comme celui dont il est question dans 6,15 qui se produirait contre le gré de Jésus. Mais nous verrons que l’évangéliste a connu une tradition d’après laquelle Jésus était arrêté par le tribun et par la.
- cohorte et, sans doute, conduit directement à Pilate. On peut, avec Schwartz (II, p. 171 s.), penser que la même tradition faisait de la crainte des Romains le motif de l’attitude prise à l'égard de Jésus par les autorités juives, mais la
disparition d’une grande partie de cette tradi-
tion ne permet pas d’apercevoir comment le
conciliabule des autorités était relié au récit de
l'arrestation. Si c’est une dénonciation juive qui a déterminé l’intervention de Pilate, le rôle joué par les Juifs dans le procès se comprend mieux que si l'autorité romaine à agi de: DIODES initiative.
Le morceau 47-53 contient donc certains éléments qui ne peuvent pas être attribués à l’évangéliste qui doit avoir utilisé ici, mais sous une forme plus ancienne, la tradition qu’ont suivie les synoptiques.
Quant au morceau 11,55-57, il ne paraît pas homogène. On est à la veille de la Pâque ; les gens qui montent à Jérusalem pour la fête se
demandent si Jésus y viendra. Mais les autorités (prêtres et pharisiens) ont décrété que quiconque connaîtrait la retraite de Jésus serait tenu de la révéler pour qu’il puisse être arrêté. Le verset 57 qui mentionne cette décision appartient à l’évangéliste ; si une telle mesure avait
. été prise contre Jésus, la question de sa venue à
la fête n’aurait même pas pu être posée. Par contre, les versets 55-56 répondent exactement à la situation supposée par la source et peuvent lui être attribués.
On aperçoit donc derrière le récit johannique, qui va du chapitre T au chapitre 11, une source qui affleure ça et là et qui présente, au sujet des conditions dans lesquelles Jésus est venu à Jérusalem, une tradition qui diffère à la fois du récit synoptique et de la manière dont le quatrième évangéliste lui-même s’est représenté le développement du ministère de Jésus.
Cette source ne pourrait-elle pas être mise en relation avec une de celles qui ont fourni certains récits des six premiers chapitres ? L’hypothèse d’un lien entre la source galiléenne (miracle de Cana et guérison du fils de l'officier royal) et la tradition du chapitre 7 se heurte à une grosse difficulté. C’est que le fil de la narration galiléenne est, en tout cas, interrompu après la guérison du fils de l’officier royal, puisque la
- troisième manifestation galiléenne ne se trouve
que très déformée au début du chapitre 21. Ceci suppose une telle dislocation de la source qu’il faudrait, pour qu’on puisse lui attribuer le récit du chapitre 7, des indices singulièrement plus précis que ceux qu’on peut relever.
Les deux récits de la rencontre avec Jean- Baptiste (3,22-4,3) et du refus d’accomplir un miracle (4,43-45.48) sont trop fragmentaires pour qu’on puisse, à leur sujet, aboutir à une conclusion certaine. Quant au récit de la multiplication des pains, c’est, sous la forme que lui donne le quatrième évangéliste, la narration d’un échec de Jésus. Or, au début du chapitre 7, Jésus est invité à transporter son activité .sur un terrain plus important et non à y chercher la réparation d'un échec. Il est vrai que, sous sa forme primitive, la multiplication paraît avoir été l’occasion d’un mouvement d’enthousiasme populaire auquel Jésus se dérobe. Mais, ainsi comprise, la multiplication ne peut avoir précédé la demande adressée à Jésus, car ce ne pourrait être au moment où il-vient de se déro- ber à une ovation messianique qu’on lui suggérerait l’idée d’une manifestation publique à Jérusalem.
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k 486. | LE QUATRIÈME ÉVANGILE III. — LES SOURCES DE L’HISTOIRE