Lorsy, p.472 ; ScmwaARTz, I, p. 856 ; SPITTA, p
Dante n ne ‘pouvait done Hot déjà 1à
devait réserver cette conclusion pour plus tard. Arrivé au point où il aurait dû la placer, il a
oublié qu’il n’avait pas terminé l’épisode de
Barabbas, il s’est borné à parler de la condam-
nation de Jésus sans rien dire de la mise en &
liberté du brigand. Après que sa tentative de hibéér Jésus a
échoué, Pilate le fait battre de verges par les
soldats, revêtir d’une couronne d’épines et d’un manteau de pourpre et le présente ainsi comme
étant « l’homme » à quoi les Juifs répondent en criant : « Crucifie-le » (19,1-6°). Cet épisode
pans à celui qui est raconté dans les
synoptiques après la condamnation (SPrTrTaA, Le p. 373). Des deux côtés, Jésus est battu, outragé
et, par dérision, traité en roi. C’est ainsi que
s’explique la place occupée par cet épisode dans .
le récit johannique. Chez les synoptiques, la flagellation et les outrages viennent après la condamnation ; ce sont lés premiers actes du supplice. Comme Jean raconte ensuite d’autres tentatives de Pilate pour libérer Jésus, l'épisode n’a plus, dans son récit, une place organique. Chez lui, un accusé est traité en condamné.
L'auteur du quatrième évangile paraît s’être
condamnation de Jésus et, comme celle-ci était | impliquée dans la libération de Barabbas, il 3
ï La
( inspiré, ‘pour transposer l'épisode comme il Ja fait, de cette parole que Luc met dans la bouche
de Pilate : « Après Pavoir châtié, je le remettrai
% en liberté » (23,16). FOR
Le récit synoptique dès outrages 2 a pris, dans
| le récit johannique, une portée particulière. Le traitement royal subi par Jésus a une valeur “+ prophétiquel; "ce ’est pour rendre témoignage à
la vérité, en quelque sorte malgré lui, que Pilate déclare : « Voici l’homme ». :
Pilate essaye, une fois encore, de se dde
de la responsabilité de la condamnation en
remettant l'affaire aux Juifs (19,6°-7) ; ce trait
fait doublet avec 18,31-32. Puis Pilate interroge
de nouveau Jésus. Dans la question qu'il lui pose : « D’où es-tu ? » il peut y avoir une rémi-
niscence et une correction de l’envoi à Hérode
rapporté par Luc. Cette fois, Pilate n’obtient
pas de réponse, ce qui peut être une réminiscence de silence de Jésus devant Pilate dans les
synoptiques, mais ce silence est ensuite expliqué par Jésus d’une manière qui implique une reconnaissance formelle de la légitimité et de
l’origine divine du pouvoir romain (19,10-11).
L’évangéliste a voulu cRphauee par là que dans le silence de Jésus il n’y avait aucune hostilité contre le pouvoir du procurateur. à
En rapportant la condamnation, J ean raconte