WETTER, Sohn Gottes
dur
occupe, dans les conceptions religieuses de l’hellénisme, une place considérable. Pythagore, Jean-Baptiste, les empereurs romains, Appollonius de Tyane, Simon le Magicien et Dosithée dont parle Origène (Contre Celse, VI, 11) ont été des « Fils de Dieu ». Un passage de Celse, sur lequel Reïtzenstein (Poim., p. 222 s.), Norden (Agn. Th., p. 188 s.) et Wetter (Sohn Gottes, p. 5) ont appelé l’attention, est, à cet égard, très caractéristique. On y perçoit l’écho d’une prédication qui devait fréquemment retentir dans le milieu pour lequel le quatrième évangile a été composé. « Je suis Dieu, ou je suis l'enfant de Dieu ou je suis l'Esprit divin, je viens car déjà le monde périt et vous aussi, Ô hommes, vous périssez à cause de vos péchés. Je veux vous sauver. Vous me verrez revenir avec la puissance céleste. Bienheureux sera alors celui qui m’adore maintenant. Sur tous les autres, sur les villes et sur les campagnes, je répandrai un feu éternel. Ceux qui ne savent pas les châtiments qui les attendent les connaîtront alors et ils gémiront ; maïs je garderai pour l'éternité ceux qui se seront laissé persuader » (C. Celse, VII, 9). Qu'il ne s’agisse pas là d’une caricature de l’enseignement de Jésus mais d’une prédication véritable, c’est ce que prouve, d’une part, le fait qu’Origène ne dit pas un mot qui mette en doute l’existence
prophètes, c’est, en« que, da Æ ire passage (VI, 11), où il vise le même tex
établir Je c’est à tort que Écle les compare au à Christ, insiste seulement sur l'échec de leur prédication, échée qui, selon lui, érable la vanité de leurs prétentions A
Jean veut montrer à ses lecteurs que de Christ
4 céleste, instituteur de sacrements qui donnent la vie, attesté, comme tel par le témoignage d’œuvres opérées par l'Esprit divin est réellement ce que prétendent faussement être ces prophètes et prédicateurs RAS à l’activité” desquels Celse fait allusion. :
exprimés par le terme de « Fils de Dieu » ne s’explique pas par l’apologétique et par la polémique, mais ces notions et ces sentiments. ont été versés dans le moule fourni par le terme de « Fils dé Dieu ». L'influence de l’hellénisme, pour
. . CPC à . . ‘ . \ 1. Cette notion d’initiateurs religieux ou de prophètes consi-
certaines sectes islamiques comme celle des Nosaïris (ce R. Dussaun, Histoire et Religion des Nosairis, Paris, 1900, p. 47,57). WETTER (Sohn, Gottes, p. 182 s.) la considère comme d origine sémitique très ancienne. c
t + a 6 de ie sur des FOR que Prépas GE MS
dérés comme des « fils de Dieu » se rencontre aussi dans (
ao eur envoyé par Dieu, révélateur du monde È
L'origine des sentiments et des SRE NET