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59 L'œuvre rédemptrice du Christ
Jean s’attache à montrer le bénéfice que les fidèles recueillent de l’œuvre du Christ plus -qu'à expliquer le mécanisme de la rédemption. Le salut est mis directement en relation avec l'œuvre du Christ (1,16 ; 6,68), il est présenté comme le don de son Fils que Dieu a fait au monde (3,16-17), « Devenir enfant de Dieu », « avoir la vie », « être sauvé », sont autant d’expressions équivalentes. L’évangéliste se sert aussi de la formule « ôter le péché du monde » (1,29) :.
Certains passages paraissent résumer toute Pœuvre du Christ dans sa mort (3,14 ; 10,11.17 ; 11,50-52 etc.). L’évangéliste ne donne pas de théorie pour en expliquer l'efficacité, il fournit seulement quelques indications. D’abord, la mort du Christ, triomphe apparent de Satan, est, en réalité, sa défaite (12,31 ; 14,20 ; 16,383). On trouve aussi certaines explications symboliques exprimées par l’image du serpent d’airain
1. Cette formule ne doit pas être trop pressée. L’évangéliste paraît l’emprunter à la tradition sans l’intégrer complétement dans son système. (cf. sur la conception du péché, p. 480 5).
2. L’idée indiuée ! ici est apparentée à celle que l’on trouve dans Z Cor., 2, 8.
be notion de la mort se substitue ainsi celle de LB
ceux qui croient en D: et de leur Adine ta vie. Hell 4 a là une ne notable transformation de la
‘À pour J ean, un D éralo re æ un scandale Rene
: Dore au ciel et pour en ouvrir l’accès aux siens’. Ils n’y peuvent parvenir avant sa mort (13,33. Cf. WeTTER, Verherrlich., p. 67). Du ciel Jésus attire les croyants à lui (12,81 ; 16,7).
Il y a là l’idée d’une intervention du Christ qui permet aux hommes de réaliser leur véritable nature plutôt, que celle d’une rédemption,
FAP RN EN
1. WETTER (Verherrlich., p. 49) croit que l’origine de cette idée se trouve dans la notion égyptienne de l’identification du croyant au dieu. Ceci ne peut être admis sans de fortes réserves car ce n’est pas avec le Christ, comme étant lui-même le Christ,
chemin qu’il a ouvert.
Poe image, pau à ue sur el ef Ô du retour du Christ au ciel d'où il est venu. À la
Verherrlich., p. 46) ; c’est sur elle que la pensée johannique se reporte le plus volontiers parce qu’elle est le chemin que Jésus a suivi PO
au sens précis du mot. Le salut n’est possible
que le croyant arrivé au ciel, t'est après lui ch suivant le:
que pour les enfants de lumière, il ne se réalise pas par une transformation de leur nature en relation avec un acte unique d’une portée cosmique, mais par une action continue de purification, de protection et de sanctification qui s’exerce non seulement pendant le ministère de Jésus mais encore après sa mort par le Paraclet et qui, même, ne peut être réalisée dans sa plé-nitude qu’après que le Christ est rentré dans sa gloire (14,20.21 ; 17,4.6.19).
Un autre aspect de la même idée est l’affirmation que le Christ est la lumière du monde (8,12), c’est-à-dire non pas éclaire les esprits des hommes, mais les fait lumière, c’est-à-dire leur communique ce qui est la substance de l’existence divine (WETTER, Ich bin das Licht, p. 1835.).
C’est une conception du même ordre qu’exprime l’affirmation du don de la vie. Cette notion: de la vie a, dans le quatrième évangile, une place très importante?. La vie consiste à connaître le seul vrai Dieu et Jésus Christ qu’il a envoyé (17,3). Ceci ne doit pas être entendu dans un sens intellectuel mais, ici, comme dans tout le christianisme primitif (cf. Gal., 4,9), la connais-