‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 173 sur 192 · Idée qui est cependant indiquée · texte numérisé non relu

Idée qui est cependant indiquée

2. Jon. LiNpBLoM, Das exige Leben, Uppsala, Leipzig, 1914, p. 2135.

une e conséquence et comme un ne de de elle du Christ : « Parce que je vis, vous vivrez» k ‘a (14, 1). Les hommes ne possèdent pas naturel lement la vie (6,33), la religion d’ Israël était incapable de la leur donner (6,49). Certains | “ textes parlent de la vie au présent (3,36 ; 5, 25 50 6,47; 11,26 etc.) ‘voire au parfait (5,24). Douce 7. À RON encore la conception eschatologique ge

(3,86 ; 5,24 ; 11,26). L’alternance du présent et Fe u futur, de 8,86 et 11,26, est à noter. Il résulte r 4

4 de un cd qui n ns pas sa vie véri- | table. | | # | Donner la vie ee, e FHUURR seit du. :

He le but même de son œuvre (83,14. 16 ; à 3 4,14 ; 5,21.94 ete). Ke : 1 diverses idées que nous venons d’ analyser. 3 . ne peuvent pas être rattachées à une conception | centrale. Ce sont autant de traductions indé. ï pendantes et parallèles par lesquelles. l’évangé- . liste essaye de rendre compte de l'expérience : du croyant. | :

La complexité des idées johanniques S ’explique, dans une certaine mesure, par Île fait que

l’évangéliste avait devant lui des formules déjà élaborées. Celles qui lui sont propres sont en relation directe avec le caractère mystique de sa piété. C'est sur son expérience immédiate, non sur un événement passé, que le mystique concentre toute son attention. C’est parce que ce sont pour lui des expériences directes que l’évangéliste parle tant de la révélation du nom de Dieu, de l’association du croyant à la gloire du Christ, de la vie divine donnée par lui.

La doctrine johannique de la rédemption apparaît ainsi comme la combinaison de deux éléments hétérogènes, de l'expérience mystique et de la tradition dogmatique antérieure.

69 Les bénéficiaires de l’œuvre du Christ

Aucune condition nationale ou rituelle n’est mise au salut (4,21. 23 ; 10,16 ; 12,32). L’universalisme johannique est absolu. Tous les hommes pourtant ne sont pas destinés au salut, il en est pour qui la foi est impossible. Ceux qui croient y sont comme poussés par une action irrésistible de Dieu. Jean développe une théorie très précise de la prédestination. Jésus connaît à l’avance ceux à qui le salut est destiné et il les garde de telle manière qu'aucun d’eux ne périt (17,12 ; 18,9). Ils sont en butte à la haine

du. monde parce qu ils. ne sont pas.

4. charnels (17, 14.16), mais qu ’ils ont été à donnés Je Dieu au. Christ (6: 37 -39 ;

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qu ‘ls ont été à en io : FAN 2 es et. ta

D’ après certains textes Gi, 13 ; 8, 6.21 ; 8 AT etc.), la foi résulte de la nature même de ceux Ez qui croient et qui sont enfants de Dieu ou enfants de lumière. D’après d’autres (6,37.44.45. 65), … c’est en vertu d’une action Le Dieu que les hommes croient. | à, RER Ur

Inversement, l’incrédulité 25 explique par le 5 caractère charnel et mauvais de certains home Ne mes (3,6.20 ; 5,37.44 ; 7, " SEC). NES NS

Jésus sait à l’avance ‘quels sont. ceux qui ; croiront et ceux qui-ne croiront pas (5,44). 2 4 y a là une véritable prédestination (WETTER, fi Ich bin das Licht, p. 195 s.), bien que cette doc- Je trine n’ait pas un caractère théorique et représente seulement une exaltation de l’assurance F du salut par sa transposition sur le plan méta-. Lpaysique (WEINEL, p. 595 Fe A

79 Les conditions du salut

La foi! est, pour Jean, la condition essentielle du salut. Elle a pour objet le Christ et ses paroles . (3,18 ; 5,47 ; 6,29 ; 8,24 etc.), parfois Dieu (5,24). C’est que croire au Christ, c’est croire que Dieu la envoyé (12,44; 14,1). Croire, c’est apercevoir la personnalité céleste de Jésus derrière les apparences de sa vie terrestre. L’élément intellectualiste, s’il joue un rôle dans cette foi, n’y est pas prépondérant ou plus exactement l’élément intellectuel et l’élément moral y sont étroitement associés puisque la foi au Christ met le croyant dans un rapport direct et réciproque avec lui. (Bousser, Kyr. Chr., p. 171). La foi est la source de la vie (3,36 ; 5,24 ; 6,40.47 ete.). C’est pour cela qu’il n’y à pas de place, dans le quatrièmé évangile, pour une théorie de la justification par la foi comme dans la théologie paulinienne. La foi naît directement

1. Les termes de tiotix et de miotevety se rencontrent très fréquemment dans le quatrième évangile (99 fois. Syn., 348. Ep. paul. (y compris Héb. et Past.), 196. Jacques, 19). Ils sont près de 6 fois 1/2 plus fréquents que chez les Synoptiques, un peu plus fréquents que chez Paul. L’épître de Jacques seule, à cause de la discussion de la formule paulinienne de la justification, présente un emploi de « foi » plus fréquent que Jean. Cf. WenpLaND, Urchristliche Literaturformen®, Tübingen, 1912 (Lrerzman, Hando., I,8), p.807; Bousser, Kyr. Chr., p.159.

eux» (1,12 ; 5,48 ; 12,48 ete.)

ns au exprime (Jé ésus is il dit € aux Ja 14€ VÉ m’avez contemplé et. -vous ne croyez pas ! ». # (6,36). L’évangile, simple récit de la vie de > Jésus, met les. Dei en face de ses actes et 1 PSs ses paroles « afin qu’ils croient que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu » (20,31 cf. 2 11 ; 11, 42), | 4 Les miracles ne sont pas de simples prodiges ce “ sont des manifestations de la véritable pes Ë nalité de Jésus (10, 37-38 ; 14,12)°, ils sont insé- kS parables de ses paroles (14, 10) (WREDE, p. 9). D’autres expressions sont équivalentes, par exemple : « venir au Christ » (5,40 ; 6,35 ; 7,87), «le chemin » (14, 4), « la porte » (10,9), « ES Christ venant auprès des siens et étant accueilli par

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ne la dernière partie de l’évangile (14,15. 21;

1. On peut reconnaître ici, avec BoussEeTr (Kyr. Chr. P- 164 s.), l'influence de la conception fondamentale des mys- TR . tères d’après laquelle la contemplation de la divinité a pour g conséquence la divinisation du myste. ÿ Fe

2. Si, dans 4,48 (cf. 6,30), le désir de voir un miracle est présenté comme signe d’un manque de foi, il y a là un POPRRSE E fait à la tradition synoptique.

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