Sur la conception johannique de l'eucharistie, voir Mau
rice GOGUEL, L’Fucharistie, p. 195-215.
Fe DATE d’ une vie Lens (3, 3. 5) a Dans l'épisode des pieds’ lavés, l’eucharistie apparaît comme un moyen complémentaire de ‘purification après le baptême : « Celui qui est. “ lavé (ou baigné ë Xelovuévos, ce.qui est üne allu = sion au baptême) a seulement besoin d’avoir les 3 pieds lavés (igastar), » (18,10)! La même idée ressort aussi de l'épisode de Cana (MAURICE “ eue L’Eucharistie, p. 196 s.). Au chapitre 6, l’eucharistie apparaît, au contraire, comme le don d’un aliment divin. Il ne faut : pas U interpréter d’une manière trop étroite les for- Hi mules réalistes que. l’évangéliste emploie à ce e propos (6,56). Cela résulte de la déclaration de 6,63 : « L’ Esprit est ce qui donne la vie, la ee
ne sert de rien. Les paroles ue je vous ai dites je
sont Esprit et vie». AE pres & À < ë 1 . - C4
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1. Le texte de ce verset n’est pas certain. Le membre de F phrase relatif aux pieds, bien que sa forme varie un peu sui- \ vant les manuscrits, paraît primitif, malgré l'opinion de
TrscHeNDoRr et de Brass qui adoptent la leçon de K': 0 Ùx Re % PERTE xet pElay vébaciat, en apparence seulement PPRUSES pars E. F. H,, qui ont TOÙc rôdas vébacôar. PNR 35
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\ 8° La vie du croyant racheté et le ministère ‘de l'Esprit
La vie du croyant est caractérisée par l’union avec le Christ et par l’union des croyants entre eux (14,23 ; 17,21-23). L'idée paulinienne du croyant esclave du Christ est écartée comme n’exprimant pas suffisamment l’intimité de ces relations. L’idée des amis du Christ lui est substituée (15,14 s.) (BousseT, Kyr. Chr., p. 155 s.).
Les croyants continuent à voir leur maître alors qu’il a quitté le monde (14,19) ; ils sont gardés et protégés par lui:et ainsi n’ont rien à craindre de la haine du monde (15,18-20 ; 16,2,7 49,11-15).:. Cette protection est souvent exprimée sous la forme de la promesse de l’exaucement de la prière (14,14).
C’est par le moyen de l’Esprit que cétte action de protection et. de direction s'exerce sur les fidèles. Cette doctrine a, dans le quatrième évangile, un caractère exclusivement pratique. Jean ne donne aucune définition de l’Esprit, les indications qu’on trouve chez lui ne permettent pas de se représenter exactement les rapports de l’Esprit avec le Père et avec le Fils.