‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 177 sur 192 · A" RENE · texte numérisé non relu

A" RENE

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(14,17.25.26.16,13.25), il fait connaître le Père, c’est-à-dire donne la vie (17,26), il révèle l’avenir (16,13), il vient à la mort du fidèle pour recueillir son âme et l’unir au Christ (14,3). Sur le monde, l’action de l’Esprit est toute négative ; il exerce un ministère de jugement et de condamnation (16,8-11).

La notion johannique de l’Esprit représente une spiritualisation très sensible de l’eschatologie antérieure (WEINEL, p. 600; BoUSSET, Kyr. Chr., p. 176), sans cependant qu’il y ait aucunement rupture avec la tradition antérieure.

Certains éléments de l’ancienne eschatologie survivent dans le quatrième évangile, comme le terme de Fils de l'Homme qui est, nous l’avons vu (p. 489), vidé de son contenu eschatologique (WEINEL, p. 213), ou l’idée de la vie future (3,15.36 ; 10,28. WEINEL, p. 598 s.), ou celle du Royaume de Dieu (3,3.5)".

L’attente anxieuse de la délivrance, qui joue un tel rôle dans les diverses formes du christianisme primitif, n’a pas de place dans la théologie: johannique. Le terme d’espérance ne se trouve ni dans l’évangile, ni dans les épîtres de Jean *.

1. La déclaration de Jésus à Pilate (18,36) représente une transposition de la notion de Royaume de Dieu sur un autre plan où elle devient essentiellement spirituelle.

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