I. — APERÇU GÉNÉRAL
Peu de problèmes bibliques ont été aussi âprement discutés que le problème johannique.
Beaucoup des auteurs qui s’en sont occupés ont eu, comme le remarque Schürer (Ueber den gegenwärtigen Stand, p. 41 s.), le sentiment que le maintien des thèses traditionnelles sur l’origine du quatrième évangile était, pour l'Eglise
ici le problème du quatrième évangile — voir, en dehors des indications fournies par les diverses introductions et les commentaires, et des compte-rendus du Theologischer Jahresbericht, les travaux suivants : LUTHARDT, Der johanneische Ursprung der vierien Evangeliums, Leipzig, 1874 (donne p. 65. presque toute la littérature jusqu’en 1874) ; H.-J. HOLTZMANN, Revue über die Stellung der heutigen Theologie zum Johannesevangelium, Protest. Kischenzeitung, 1883 ; E. SCHÔÜRER, Ueber
û d’ origine Le récente ne er IV). D'apres cette tradition, l’apôtre Jean aurait vécu à 3 il y aurait, | pe , = ÿ LA à l’aide de ses souvenirs personnels, composé son évangile pour compléter l’œuvre de ses
|| Ephèse sous le règne de Trajan ;
den. gegenwärtigen Stand der johanneischen Frage, Ce Fa 1889 ; ARNOLD Meyer, Die Behandlung der johanneischen É # . Frage im letzten Jahrzehnten, Th. Rundsch., 1899, p. 255 s. 1 295 8. 3; Die johanneische Literatur, Theol. Rundsch, 1910,
p- 21- -56 ; H.-L, JACKSON, The fourth Gospel and some recent
verse du quatrième évangile, Paris, 1907; SCOTT, Survey of recent 1 Literature on the fourth Gospel, Rev. of Theology and Philo- __ sophy, 1909, p. 137-150; 1911, p. 449-461 ; C.-A. BERNOUILLI,
‘ Das Johannesevangelium herausgegeben von C.-A. BERNOUILLI, Tübingen, 1911, p. 499 s. ; BELSER, Das Johannesevangelium und seine neueste Beurteilung, Th. Quartalschrift, 1911, p. 404- * 449. 568-614 ; S.-J. CASE, Studies in the fourth Gospel, Am.
+ titude d° une Fe 1; Eglise a, en lérét, sur Feu du on évangile, une Et (fai
p. 15-26. 63-75. 94-100. 151-162 ; A. HILGENFELD, Das Johan- : nesevangelium und seine neuesten Kritiker, Z. f. wiss. Th., 1904,
german Ce, Cambridge, 1906 ; JEAN D’AzMA, La contro-
Se Der gegenwärtige Stand der FANS dans OVERBECK,
Journ. of T'heol., 1912, p. 462-467 ; GRUNDKE, Der gegenwärtige
ment divisée en ‘einq périodes que séparent les” LE
Stand der johanneischen Frage, Hirschberge, 1912 ; J. MONS the light of subsequent johannine criticism, Am. Journ. of theol..
évangile, Revue de théologie et de philosophie, 1914, p. 48-71.
pris son œuvre et ne n “te in dans son cœur. Pendant tout le XIXe siè cn cette tradition a dominé le problème que. Examiner le bien ou le mal fondé del dition, tel a été l’objet principal du débat. Défenseurs et adversaires de l'authenticité appa ; raissent comme les défenseurs et les Re d’une place forte.
L'histoire du problème johannique depuis le fin du xvirie siècle peut être approximative
années 1820, 1840, 1867 et 1900. La première est 4 une période de tâtonnement : les premiers doutes … apparaissent, on voit s’esquisser quelques sd cations sur de nouvelles positions du problème ;
mais, dans l’ensemble, la position traditionnelle
- Ninety years after : a survey of Brno de s « Probabilia » in 1913, p. 368-376 ; MAURICE GOGUEL, Les études sur le quatrième « 7
123-146 ; L'état actuel du problème du quatrième évangile, Bulletin de la Société Ernest Renan, t. IL, fase. 7, mai 1921-juin 1922, P- 27-49 (R. H.R., t. LXXXWV, (1922), p. 123-145). Le présent. chapitre reproduit, en les complétant, ces deux articles, "3424
via oe de Proocuadée qui, en germe, < ntient toute Sue du xixe siècle, mais
ème ts nest. par le nes de br etoù en CE critiques se partagent en partisans et en versaires de l’école de Tubingue. A partir de | 867, on se dégage de l'influence de Baur ; diver- ie ses tentatives aboutissent aux grandes synthèses que marquent, à la fin du xix® siècle et au
»mmencement du xx®, d’un côté les travaux
es Pères Calmes et Lepin en France, de Godet ae en Suisse, de Sanday en Angleterre, de Bernhard Fe Weiss et de Zahn en Allemagne et, de l’autre, * 210 ceux de Jean Réville et de Loisy en France, de H.-J. Holtzmann, de Jülicher, de Wrede, de 74 Heitmüller et d’autres en Allemagne. Enfin, au de début du xx® siècle, les travaux de Wellhausen 2) et de Schwartz sur la composition de l’évangile 7 troduisent un point de vue nouveau et inau-
Érpre une os de noheretes Hs n’ont pas