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un sens rigoureux, et que le cercle des disciples de l’auteur, l'éditeur et des rédacteurs pourraient
avoir joué un certain rôle. Arnold Meyer (Die
johanneische Literatur, T'héolog. Rundsch., 1910,
p. 18 s.) déclarait avoir, lui aussi, cherché autre-
fois la solution du problème johannique dans une hypothèse de remaniement et d’interpolation
mais y avoir depuis renoncé sauf pour quelques petites gloses. Il reconnaissait cependant les faits signalés par les critiques de Goettingue et admettait que la composition de l’évangile posait un problème encore imparfaitement résolu, bien que l’on ne soit pas en droit de
demander un récit rigoureusement enchaîné à un auteur qui se préoccupe de l’idée beaucoup
plus que des faits. Bousset, tout en formulant, À sur divers points, des réserves importantes, reconnaissait qu'il fallait désormais mettre un. point d'interrogation à côté de l'affirmation traditionnelle de l’unité de l’évangiie. Il admettait que la composition du livre ne pourrait plus
désormais être expliquée sans Phypothèse de plusieurs mains successives. Peut-être, disait-il,
devrons-nous nous habituer à voir, dans l’évan-.
gile, l’œuvre d’une école et non plus d’un indi-
vidu (Jst das vierte Evangelium eine literarische
Eïinheit ? Theol. Rundsch., 1909, p: 63). Cepen-
dant, Bousset estime qu’il convient de ne pas se.
Eux
faire d'illusions sur les chances que l’on à de reconstituer une Grundschrift et de définir l’ap-
port des divers collaborateurs possibles (art.
D ST ne R. GG; PSE col. 617,