‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 34 sur 192 · POP ENT CL'APÔTRE JEAN + BEA · texte numérisé non relu

POP ENT CL'APÔTRE JEAN + BEA

Clopas, elle doit reposer sur une tradition fase pendante. Comme le renseignement qu’elle apporte n’a aucune portée ni dogmatique ni apologétique, rien n’autorise à en suspecter la valeur. On peut done admettre qu’il y avait entre Jésus et l’apôtre Jean une proche parenté’. . D’après le récit de Marc (1,16-20), suivi sans variante par Matthieu, Jacques et Jean auraient

été avee Simon et André, comme eux pêcheurs du làc de Gennésareth, parmi les premiers disei-

ples appelés par Jésus. Luc (5,1-11) connaît cette tradition mais la combine avec l'épisode de la pêche miraculeuse. Rien n ‘oblige à comprendre ces récits comme si la rencontre au cours

de laquelle Jésus appelle les deux frères était la -

première entre eux. Un passage du quatrième évangile (1, 35-42) sur lequel nous reviendrons

indique peut-être que Jacques et Jean avaient : ;

commencé par être disciples de Jean-Baptiste. Si tel est bien le sens de ce passage, il se pourrait qu’il ait un caractère tendancieux et que

Pexemple de disciples qui abandonnent le pré-

curseur pour s'attacher à | Jésus soit donné

1. La parenté de Jean avec Jean Baptiste, admise sans réserve par ZAHN (p. 18), est beaucoup moins certaine. Elle repose uniquement sur l’évangile de l'enfance dé Luc (86), c’est-à-dire sur une base bien fragile, |

comme modèle aux partisans de. Jean- Baptiste .

contre lesquels lPévangéliste polémise.

Ce que les évan giles nous âpprennent sur Jacques et Jean, en dehors de leur vocation, se réduit

à fort peu de chose. Ils sont généralement nom- més dans les épisodes où Jésus n’apparaît qu’entouré d’un petit groupe d’intimes (Me., 5,87 ;

9,2 ; 18,3 ; 14,33). Quelle que soit l’origine de ces morceaux, qu'ils appartiennent à une très anciénne tradition, antérieure à la formation de la théorie des douze apôtres, ou que ce soient, au Fc contraire, des morceaux récents pour lesquels on

n ’osait as invo uer l'autorité du cerele aposto- P: q P

Hs parce qu’on n’aurait pas pu CURE

qu’une tradition antérieure les ait ignorés!, ils établissent, en tout cas, que Jacques et Jean fai-

saient partie du groupe le plus intime des amis

de Jésus. 4

Marc (3,17) raconte que Jésus donna à Jac-

ques et à Jean le surnom de Boanerges, fils du tonnerre”. Le sens de cette expression, dont

1. L’explication à donner n’est probablement pas la même pour tous les morceaux considérés:

2. E. PREUSCHEN (Die Donner, Me. DL ZA ON. TL. W ER VIII, 1917, p. 141 s.) suppose que le texte courant de Marc est corrompu et qu’on peut le restituer à l’aide de la leçon de W confirmée par e qui dit, après avoir mentionné l'institution de l’apostolat : « il les appela ensemble Boanerges, c’est-à-dire

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