‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 35 sur 192 · LE QUATRIÈME PRE RÉ F · texte numérisé non relu

LE QUATRIÈME PRE RÉ F

des reste obscure au point de vue te

gique ‘, ne saurait être précisé. Les uns l’expliquent par le caractère violent et impétueux des deux frères tel qu’il se manifeste dans des épisodes comme celui de l’homme qui chasse les démons au nom de Jésus et qu’ils veulent empécher d’agir ainsi parce qu’il ne-fait pas partie du groupe des disciples (Mec., 9,88. Le. 9,49) ou comme celui du village samaritain sur lequel ils

fils du tonnerre. Or, c’étaient Simon et André... » L’épithète serait alors appliquée à l’ensemble des apôtres et il faudrait la, mettre en relation. avec une. parole de Jésus comme. Mf., 10, 34. — La péricope de l'institution de l’apostolat n’a certainement pas été écrite d’un seul jet telle que nous l’avons ; il suffit de lire la phrase relative à Simon pour s’en convaincre.

Mais il paraît bien téméraire de tenter une restitution du texte …

primitif à l’aide d’un seul manuscrit grec, même appuyé par un manuscrit latin, alors surtout que la leçon de ces deux . témoins où Pierre est mentionné deux fois est elle même bien loin d’être cohérente et ne peut, telle quelle, être tenue pour primitive.

1. Voir E. KAUT+zsCH, Grammatik des bi drames, Leipzig, 1884, p. 9 s. ; DALMAN, Worte Jesu, I, Leipzig, 1898, p. 33,39 et Grammatik des jüdisch-palästinensischen Aramaisch, Leïpzig, 1894, p. 112 ; H.-W. HocG, art. Boanerges, ÆE. B., I, col. 593 s. ; Jurius BOEHMER, Boane-rges, St. u. Kr., 1912, p.458 s. — Les uns (DALMAN, BOEHMER, WELLHAUSEN, Mc., p. 25) veulent en. chercher l’explication philologique du côté de l’araméen, tandis que d’autres (comme LAGRANGE, Mc., p. 59) cherchent du côté de l’hébreu. On sait que Saint Jérôme, ne pouvant expliquer la forme Boanerges, avait conjecturé Benereem.ou Baneraem (in Dan., 1, tk

| Setient ie Fhber le feu . Ga ( Lc., 9,51- -56) !. 1,

D'autres estiment qu il faut, pour expliquér le surnom donné aux deux frères, penser à la puissance et à l’éclat du témoignage rendu par eux

à l'Evangile ?, Enfin, on a supposé qu’il fallait

l'expliquer soit is le fait que. Jacques et Jean

étaient jumeaux, soit par de Es étroits qui

- jes unissaient l’un à l’autre “.

Un épisode ruse use sur la

portée duquel nous reviendrons dans le prochain Ke

paragraphe, est celui où Jacques et Jean vien- nent demander à Jésus de leur assurer les premières placés dans son Royaume (Mec., 10,35 s.). : Dans l’évangile de Matthieu (20,20 s.) la mêmé

démarche est attribuée à la mère des apôtres. I - æ

He n est pas douteux (CE. Intr., F, p- 195) que ce soit

__ E, KLOSTERMANN, Mc., p. 29 ; LAGRANGE, Mc., p. 59 ; Bozn :

*T WELLHAUSEN, Me., p. 25 ; Loisy, Syn.,, Il; p. 101 ;

| MER, St. u. Kr., 1912, p. 463.

résulte que la croyance que des jumeaux étaient fils du ton- LÉ. nerre était très répandue dans l’antiquité. :

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