Accessoirement, on peut invoquer, à l'appui de cette
interprétation, le texte du Martyre de FONCURE ce. 14.
RUE AN Te
valent ue prophétie du Poe re deux fils
au temps . où il la rédigeait, cette prophétie n'avait pas été accomplie ou ne l'avait été qu: ‘en partie. Il faut donc, pensent Albert Réville, et après lui, Schwartz, Wellhausen, Bousset et un certain nombre d’autres critiques *, que l’apôtre Jean et son frère Jacques soient. morts martyrs avant 70, date de la composition du second évangile. 2
A cette interprétation MON SE den j objecté que Jésus ayant employé deux pré.
sents (rive, Sarritouu), ne pouvait pas avoir voulu
désigner sa mort mais seulement les souffrances qui accompagnaient son ministère. La prophé-
1. Parmi les critiques qui acceptent cette interprétation, __ nous nommerons, sans prétendre aucunement donner ici.une 5 énumération complète : BACON, BapHaM, BAUER, BERNOUILLI | - BuRkITT, ÊRBES, JACKSON, JüLicuer, KREYÉNBÜHL, Loisx, MOFFATT, PFLEIDERER, PREUSCHEN, REITZENSTEIN, SCHMIE- DEL, SCHWARTZ, Jon. WEISS, WELLHAUSEN, etc. Se prononcent contre l'interprétation indiquée : ABBOTT, BERNARD, CLEMEN, HARNACK, JACQUIER, LAGRANGE, LARFELD, LEPIN, ARMITAGE ROBINSON, SCHÜRER, SPITTA, STANTON, V. WEBER, ZABN, etc. # 2, F, SrrrrA, Die neutestameniliche Grundlage der Ansicht von E. Swchartz über den Tod der Sôhne Zebedaei, Z. N. T,. W., XI, 1910, p. 39-58 (Voir la réponse de ScawarTz, Noch einmal
de Zébédée et l’on peut admettre que er + liste ne l’aurait pas introduite dans son œuvre si,
der Tod der Sühne Zebedaei, Z. N.T.W., XI, 1910, p. 89-104).
nr
tie faite aux disciples ne serait pas celle du martyre mais celle de souffrances. C’est peut-
être là attacher trop d'importance à à la lettre
ke d’une parole qui, dans l’hypothèse la plus favorable, ne nous est conservée que dans une tra-
duction, mais, si même on admettait que le sens indiqué par Spitta était bien le sens primitif de la parole considérée, il resterait à examiner si
les conditions dans lesquelles l’évangéliste la
rapporte et le contexte dans lequel il l’insère ne
“lui confèrent pas une autre signification. Or, le rédacteur du second évangile l’a placée entre la troisième prophétie des souffrances et un mor- ; ceau qui se termine par cette affirmation : « Le
Fils de l'Homme est venu... donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Mc., 10,45) et dans une