ABBOTT, art., Gospels, E. B., II, col
ä. L'utilisation de l’'évangile de Jean dans celui de Pierre est admise, après divers auteurs, par STÜLKEN (dans HENNECKE, Apok., p.28 s. Hdb., p. 74). HARNACK (Bruchsiücke des Evangeliums und der Apokalypse des Petrus, Leipzig, 1893, T. U., TX, 2, p.35) la considère comme probable bien que non démontrée. Ap. Lons (Evangelii secundum Petrum et Petri Apocalypseos quae supersunt, Parisiis, 1892, P. 19-22) reconnaît quelques rencontres intéressantes, mais ne croit pas que l’auteur de l’évangile de Pierre se soit servi de notre évangile,
rôle dans les deux récits !,
Il y a d’autre analogies encore : dans l’évangile de Pierre, les soldats, pour tourner Jésus en déri-
sion, le font asseoir sur le tribunal et lui disent : « Juge avec justice, Roi d’Israël !» (8,7) Par
là est peut-être éclairé le sens de Jn., 19,18-14, où il est dit que Pilate emmène Jésus dehors et. le fait asseoir (car tel pourrait bien être le sens de éxäfisev) au tribunal, à l’endroit appelé pavé,
en disant aux Juifs: « Voici votre Roi ! » On
peut mentionner encore la crucifixion entre les deux brigands (Jn., 19,18. Pi., 4,10), les clous
fixés aux mains seulement (Jn., 20,20.25.27. Pi.,
6,21), l’ensevelissement dans le jardin de Joseph
(Jn., 19,41. Pi., 6,24) et enfin l’apparition du
ressuscité au bord de la mer (Jn., 21,1. s. Pi., 14,60). Tous ces détails sont intéressants mais
aucun d’eux n’est en relation avec ce qui constitue la caractéristique essentielle de la pensée
! 1. Plutôt qu'avec la tradition johannique, la tradition de l’évangile de Pierre nous paraît être apparentée avec celle
qu’on trouve dans Actes, 13,29 où ce sont les Juifs qui descendent le corps de Jésus de la croix et l’ensevelissent.
suppose qu’ il-diait interdit de laisser les cadavres des suppliciés exposés au coucher du soleil (Jr 1981 P1.,5 1,5. 5,15); Cependant, J'interes diction n’est pas présentée de la même manière dans les deux documents et ne joue pas le même
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