VII. — CoNCLUSION
Les conclusions auxquelles aboutit la critique externe du quatrième évangile ne sont pas de nature à apporter une solution du problème johannique. Nous trouvons en Asie Mineure, à partir de la seconde décade du second siècle, des traces de l’existence d’une tradition johannique. A mesure qu’on avance ces traces, deviennent de plus en plus précises. Elles rendent vraisembla- Fa ble l’existence de l’évangile de Jean avant 118 Ÿ environ, mais ce n’est qu’à partir du milieu du second siècle qu’elles la rendent certaine. TÉCORSS
Comme le remarque justement Sanday !, le témoignage de la critique externe est compatible avec l’inauthenticité de l’évangile, car la tradition johannique pourrait n’avoir pas été fixée | par écrit avant 140. Ce témoignage n’est cependant aucunement incompatible avec l’attribution à l’évangile d’une date ancienne, puisque, tout bien examiné, les citations des synoptiques ne sont, dans la plus ancienne littérature chrétienne, ni plus nombreuses ni plus explicites que celles du quatrième évangile.
1. Authorship and historical Character of the fourth Gospel, London, 1872, p. 8.
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4 k . CHAPITRE IV
LA TRADITION SUR L'APÔTRE JEAN ee EN ASIE ET SUR L'ORIGINE | DU QUATRIÈME ÉVANGILE É