DUT , PROVOQUÉE PAR LEUR MOUVEMENT À
A: Les ArocEs ET LA RÉACTION
I, 248,5. II, 451,29. 474,9. 494,1), fut donné, .après coup, à un groupe Here d’Asie, mais . dont l’activité s’étendit jusqu’à Rome ? et dont a la caractéristique essentielle fut le rejet des ; écrits johanniques.
La première mention qui : spi faite d’eux se
trouve chez Irénée (Haer., III, 2,9) qui leur | reproche. de « rejeter l’évangile de Jean dans lequel le Seigneur a promis d’envoyer le Para- ‘elet ». Il est remarquable qu’Irénée ne PÈRE
1. Ce qui peut signifier aussi bien les adversaires de la Ghristologie du Logos, ceux qui rejettent ie du LEREES et A insensés.
2. Le presbytre romain Gaïvs écrivit, sous le pape Zéphyrin. (199-217), un Dialogue contre Proclus, où il attribuaïit l’'Apoca- “ |lypse à Cérinthe (Eusèse, H. E., II, 25, 6 ; III, 31, 4 ; VI, se 20, 3). Soit dans cet écrit, soit dans un cute il dut SUR . que l’évangile avait la même origine, puisque Hippolyte écri-
Pe x: vit contre lui un traité intitulé : « Sur Lécenaie de Jean et ; sur l'Apoèalypse »,
dut avoir pour conséquence nécessaire : en jee 5e mettre en dehors de PEglise catholique et leurs 4 adversaires n’osaient pas les contredire sur ce k point. : | Fa , Nous savons par Epiphane que les Aloges attribuaient les écrits johanniques, tout au moins l’évangile et lApocalypse, car ils n ’étendaient pas leur thèse aux épîtres (EprPx., 41,34)!, à l’hérétique Cérinthe ?. Ce personnage est malheureusement trop peu connu et la tradition qui se rapporte à lui, trop mélangée d'éléments :r' ARTA légendaires * ARTE lon puisse décider, si,
ne 1. CorsseN (Monarchianische Prologe zu den Evangelien, ÿ . Leipzig, 1896, T. U., XV, 1, p. 50 s.) explique le fait parla ‘ | Nes autorité done jouissaient alors les épîtres. HAN A0
. Ii n’est pas certain qu'ils l’aient fait dès le début, ET ï vie SEE AR Johannes und Kerinth, Z. N. T. W., XV, 1914, c'e DA E 1 e
3. Cf. DE FAYE, Gnostiques et Gnosticisme (Bibl. de Déc l'E H. E., Sc. rel., t. XXVII), Paris, 1918, p. 411-414. Voici Re à
conclusion de DE FAYE (p. 414) 1. La tradition ecclésiastique, ü
relative à Cérinthe et à son enseignement, repose sur le fonde- re ment le plus fragile. Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que ÿ ‘son existence paraît probable. Pour le reste, il appartient à la + à À légende ». Sur la question de Cérinthe, voir SCHWARTZ, Johan- Ÿ .
nes und Kerinth, Z. N. T. W., 1914, p. 210 s. ; CARL SCHMIDF,, à e Exkurs I, in Gespr. dés p. 403-452, et
{4 1914, P- 214), cette thèse implique l ati
se
à l’évangile d’une date ancienne, (da ayant été un judaïsant du premier siècle, ou
bien, comme incline à le penser Carl Schmidt (p. 452), une date plus récente, Cérinthe, ayant
- été un gnostique asiate du second siècle. La tra- dition ultérieure distingue dans la vie de Cérin-
‘the deux périodes, l’une palestinienne, l’autre asiate, faisant ainsi de l’hérétique un tbe assez curieux du personnage de Jean.
Au reste, il semble bien que la thèse des Aloges
m’ait invoqué aucune tradition sur l’origine réelle de l’évangile!. Née de l’aversion inspirée
par le montanisme (ScHxwarTz, Ueber den Tod, °p. 44) et désireuse de lui retirer l’appui qu Si trouvait dans la notion johannique du Paraclet,
elle s’appuyait sur une argumentation qui invo-
quait les divergences que le quatrième évangile présentait par rapport aux synoptiques. Il faut donc renoncer à tirer de l’attribution que les Aloges ont faite, du quatrième évangile à l’hérétique Cérinthe, aucune conclusion motivée sur
les conditions réelles dans lequelles ils se DE