‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 69 sur 192 · CorsseN, T. U., XV, 1, p. 49. Scaminr (p. 440) estime · texte numérisé non relu

CorsseN, T. U., XV, 1, p. 49. Scaminr (p. 440) estime

que le silence d’Trénée autorise à penser que les Aloges ne

s’appuyaient pas sur une discussion de la tradition relative à l’apôtre Jean.

besoin, pour ruiner l'autorité apostolique de

ment ss le ul fait qu ‘une thèse comme S la leur ait pu être professée autorise à formuler à quelques observations qui ne sont pas sans inté- - rêt pour l’histoire de l’évangile. .

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au début du ERA qu’ un peu plus or à Rome, attribuait le quatrième évangile à lapô . tre Jean. La réaction des Aloges ne se compren drait pas sans cela (ZAHN, art. Aloger, R.E. Ls | p.. 389 ; CORSSEN, Z.N.T.W., II, 1901, p- 202 ; Fes SPA ETE Ueber den. T'od, p. 44). En second lieu, siles Aloges avaient connu une tradition positive relative à la présence en Asie de deux personnages du nom de Jean, ils n’auraient pas eu

l’évangile qu’ils rejetaient, de recourir à F hypothèse passablémenñt téméraire et arbitraire de sa composition par Cérinthe, et se seraient sans doute bornés, comme le fit plus tard Denys d’Alexandrie pour l’Apocalypse, à attribuer l’évangile au presbytre Jean (Bousser, Offenb., pe 78) UN, | Mais, d’un autre côté, la critique des Aloges : .n’aurait pas été possible s’il avait existé ei __ Asie Mineure, dès le troisième quart du second siècle, une tradition précise, documentée et

| Rien ne montre mieux 1 portée de la critique dés Aloges que l'importance de la réaction qu’elle provoqua. L'Eglise ne possédait pas de héorie sur les EU = sp avec le

sur une tradition AE e est | qu elle hésita entre deux conceptions faisant de l’évangile de Jean rie tantôt le plus ancien de tous, tantôt, au -con- À

comme enr été composé après les synoptiques et pour les compléter”. RP BAL première thèse se trouve dans le Canon de Muratori. L’étendue de la notice qui y est consacrée à l’évangile de Jean (25 lignes au lieu de 7. “consacrées à Luc) montre que l’auteur du fragment éprouvait le besoin de défendre la position de Jean dans le canon. Le caractère de la notice

1. HarNaCK, Chronologie, I, p. 670. DUCHESNE, Hist. anc., I, p. 803) remarque que le mouvement aloge est né « alors que | HS * les écrits de Saint Jean étaient encore d’assez fraîche date pour qu’il fut ne pas trop insensé d’en contester l'autorité » ».

2. Très souvent, on ajoute, pour rehausser la valeur de l’évangile, que Jean l’écrivit pour répondre à des pressantes a Cf. ee ANJSED: CXX VIII, D. 3 G. K., :

p:37, Rule à x A Î n à

Pot celui de Jean, lun des enpte 1, Comme les Î autres disciples et les évêques lPexhortaient, il - leur dit : Jeünez avec moi pendant trois jours | __et nous nous raconterons les uns aux autres ce qui aura été révélé à chacun. — La même nuit, il fut révélé à André, l’un des apôtres; que, tous | | revisant son œuvre, Jean devait écrire en son nom un récit complet. Ainsi, bien que. des choses diverses soient enseignées dans chaque évangile, (celui de Jean) ne diffère en rien de la foi des croyants puisque c’est toujours le même esprit - qui s’exprime dans tous, qu’il s'agisse de la. nativité, de la passion, de la résurrection, des … | entretiens avec les disciples, du double avènement du Seigneur : le premier dans lhumilité, c’est celui qui s’est produit, le second dans la à gloire de la puissance royale, c’est celui qui doit se produire. Qu’y,a-t-il d'étonnant à ce que Jean nd affirme constamment dans ses épîtres, disant de lui-même : Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons entendu de nos oreilles, ce que nous avons touché de nos mains, c’est cela qué nous écrivons ?. — Il déclare ainsi qu’il n’a - 1. Disciples est, ici, synonyme d’apôtres.

2. L’argument tiré de l’épître était propre à impressionner les Aloges qui en adraettaient l’origine johannique.

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